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Notre-Dame-du-Nord veut collaborer avec la police de Timiskaming

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Le maire de Notre-Dame-du-Nord a profité du passage au Témiscamingue du vice-premier ministre du Québec et ministre de la Sécurité intérieure, la semaine dernière, pour faire valoir ses besoins en matière de sécurité.

La visite de Ian Lafrenière était attendue depuis plusieurs mois par le maire Michel Vaillant, après une vague de méfaits dans la municipalité. À l'ordre du jour : la sécurité publique, l'itinérance et le remplacement du puits municipal, qui tarde à voir le jour.

Quelques jours après la réunion, le maire Michel Vaillant se dit satisfait de la rencontre du ministre Lafrenière et parle d’une écoute, d’une volonté d’agir malgré le temps qui presse, faisant référence aux élections provinciales d’octobre prochain.

Les recommandations issues du forum sur la sécurité publique tenu en juin lui ont été soumises.

La possibilité d’avoir des services partagés avec la Première Nation de Timiskaming, incluant les services de police, d’avoir aussi plus de ressources, parce qu’on sait que bon nombre de ressources pour les cas d’itinérance ou de santé mentale sont concentrées à Ville-Marie.

Bien que la situation concernant les vols soit maîtrisée depuis quelques mois, il faut continuer d’être vigilant, aurait insisté le ministre lors de la réunion.

Vue sur le début du lac Témiscamingue en été, à Notre-Dame-du-Nord.

Notre-Dame-du-Nord est située à une trentaine de kilomètres de Ville-Marie et à quelques mètres de Timiskaming.

Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly

Coopération avec policiers autochtones

Une collaboration avec la police de la Première Nation de Timiskaming représente une solution idéale, selon le maire.

On est deux communautés qui vivent ensemble, sur un même territoire, un territoire partagé, mais les services de police de la communauté de Timiskaming First Nation ne peuvent pas intervenir sur Notre-Dame-du-Nord, même s’ils voient des choses. Ils n’ont pas la possibilité de le faire, à moins de recevoir une demande spécifique de la Sûreté du Québec, donc ce qui retarde souvent certaines interventions. Ils ne peuvent pas faire de prévention non plus, explique M. Vaillant.

Le maire ajoute que sa Municipalité a proposé à Ian Lafrenière de prendre part à un projet pilote pour qu’un corps policier autochtone intervienne à l’extérieur de la communauté, avec un financement en conséquence.

Logo sur un véhicule de la police de la Première Nation de Timiskaming

Un projet pilote est souhaité par la Municipalité. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly

D’autres services offerts dans la Première Nation en lien avec l’itinérance, par exemple, pourraient aussi être partagés, souhaiterait-il.

Le ministre de la Sécurité intérieure, aussi ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, aurait été sensible à leurs arguments, souligne Michel Vaillant.

Des services réclamés au-delà de Ville-Marie

L'ajout de services en itinérance et en santé mentale à Notre-Dame-du-Nord fait aussi partie des demandes. 18 personnes en situation d’itinérance ont d’ailleurs été répertoriées pour Notre-Dame-du-Nord et la communauté de Timiskaming.

Il n’y a aucun endroit à Notre-Dame-du-Nord où ils peuvent se retrouver ou avoir des services de façon plus régulière, rappelle-t-il. Dans ce contexte, le fait de délocaliser certains services du côté de Notre-Dame-du-Nord, plutôt qu’à Ville-Marie, serait grandement bénéfique et apprécié.

Une idée de campement extérieur avait été discutée lors du forum du 2 juin. Pour l’instant, il reste encore des démarches à faire et des ressources à obtenir, mais le projet est toujours en construction.

Le programme Travail alternatif payé à la journée (TAPAJ) est désormais offert dans la municipalité pour favoriser la réinsertion sociale. La Fabrique de la paroisse a embauché par exemple des personnes itinérantes pour des blocs de 3 heures afin de nettoyer un parc adjacent.

Michel Vaillant pose devant une scène et un lutrin sur lequel une affiche de la municipalité est apposée.

Michel Vaillant a espoir, mais espère des solutions rapidement. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly

Urgence pour l’eau potable

La Municipalité vit aussi avec des problèmes avec son usine de filtration des eaux et son puits municipal depuis plusieurs années. Cet hiver, la population avait d’ailleurs dû réduire sa consommation d’eau, parce que les réserves étaient sur le point d’être à sec.

Le maire déplore que, malgré les démarches complétées auprès de Québec pour obtenir la subvention promise, de nouvelles étapes s’ajoutent et nécessitent l’intervention de professionnels.

Le ministère des Affaires municipales, après nous avoir demandé si nous étions prêts à commencer les travaux en novembre, nous a retourné une liste de 12 questions auxquelles il faut répondre dans un délai très court, sinon on ne pourra pas avoir accès aux subventions, regrette-t-il. On sent qu’on nous pousse à l’échec, en demandant de ressortir des documents qui datent de 1982, quand même.

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