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Norvège-Angleterre : le prince Jude Bellingham, fin de la saga viking, Haaland et Kane dans le mur... Les tops et flops

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DÉCRYPTAGE – Après la qualification de l’Angleterre face à la Norvège en prolongation (1-2), samedi à Miami, pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026, découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro.

Tops

Le prince Jude Bellingham

En état de grâce. Resplendissant depuis le début de la Coupe du monde, le numéro 10 anglais a de nouveau été le grand artisan de la qualification pour les demi-finales des Three Lions, samedi à Miami, face à la Norvège (1-2). Déjà prépondérant contre le Mexique (2-3) au tour précédent, le joueur du Real Madrid a endossé le costume de sauveur en prolongation. C’est lui d’abord, toujours plein de hargne et de détermination, qui a remis l’Angleterre sur de bons rails juste avant la pause (45e+2) pour répondre à l’ouverture du score norvégienne, dix minutes auparavant.

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Jamais rassasié, l’infatigable milieu de terrain a ensuite offert la victoire aux siens, profitant d’une intervention manquée d’Orjan Nyland pour enterrer les ultimes espoirs des « Vikings » (93e). Avec dorénavant six buts au compteur dans ce Mondial, sans oublier ses 64 touches de balle et ses 83 % de passes réussies, Jude Bellingham a totalement éclipsé le duel annoncé entre Erling Haaland et Harry Kane. Le voilà désormais à deux longueurs de Lionel Messi et Kylian Mbappé (8 réalisations). Au sommet de son art, l’Anglais ne compte pas s’arrêter là.

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L’éclair de génie de Schjelderup

Un but absolument sublime. Alors que son équipe faisait le dos rond face à des Anglais maîtres du ballon, Andreas Schjelderup a illuminé la première période (36e)... et cette Coupe du monde. D’une frappe aussi improbable que fabuleuse, l’ailier gauche norvégien est venu nettoyer la lucarne opposée, figeant sur place le gardien adverse, Jordan Pickford. Une trajectoire époustouflante qui a laissé le Hard Rock Stadium de Miami bouche bée. Au-delà de cet éclair de génie, l’attaquant de 22 ans a de nouveau crevé l’écran. Courtisé par les plus grands clubs européens, le joyau du Benfica Lisbonne – dont la cote ne cesse de grimper – ne risquera pas de manquer de prétendants à l’issue du tournoi.

Le roc Guéhi

Sacrée prestation du défenseur central anglais. Aux côtés de son compère John Stones, il a muselé Erling Haaland avec une autorité remarquable. Les deux défenseurs centraux anglais ont livré une prestation de haute volée, ne laissant que peu de répit au buteur norvégien, constamment chahuté et bousculé dans ses duels. Marc Guéhi s’est également montré sûr techniquement et a su faire parler son sens de l’anticipation pour mettre à mal les offensives scandinaves. Le joueur de Manchester City termine la rencontre avec 95 ballons touchés et quasiment 92 % de passes réussies. Le meilleur de l’arrière-garde des Three Lions face aux « Vikings ».

Fin de la saga viking

Le drakkar a fini par jeter l’ancre. Révélation et sensation de cette Coupe du monde, la Norvège est arrivée au terme d’une épopée qui aura captivé bien au-delà de ses frontières. Éliminés avec les honneurs au terme de la prolongation face à l’Angleterre en quart de finale, à une marche d’un dernier carré qui aurait été historique, les hommes de Stale Solbakken quittent le tournoi sans le moindre regret, après avoir marqué de leur empreinte ce Mondial 2026. Meilleure nation des éliminatoires européens, la sélection scandinave avait débarqué en Amérique du Nord avec des certitudes, mais sans le poids des favoris.

Match après match, elle s’est pourtant imposée comme l’une des grandes attractions de la compétition, séduisant les amoureux du football par son intensité, son audace et son refus de calculer. Emmenés par un Erling Haaland étincelant et portés par leurs supporters, dont le désormais mythique « Viking Row » a enflammé les tribunes, les « Vikings » ont fait voguer leur drakkar plus loin que beaucoup ne l’imaginaient. Si la traversée s’est achevée avant le dernier carré, elle laisse derrière elle le souvenir d’une aventure aussi spectaculaire qu’enthousiasmante. Le drakkar norvégien rentre au port, certes, mais ses cales débordent de promesses pour les années à venir.

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Flops

Haaland et Kane dans le dur 

Avant ce quart de finale, tous les regards étaient tournés vers le duel annoncé entre deux des meilleurs buteurs de cette Coupe du monde. Pourtant, l’affiche tant attendue n’a jamais véritablement eu lieu. Ni Erling Haaland, limité à deux tentatives dont une seule cadrée, ni Harry Kane, auteur de trois frappes pour deux cadrées, ne sont parvenus à peser sur les débats comme à leur habitude. L’attaquant des Three Lions a bien cru ouvrir le score juste avant la pause, mais sa réalisation a logiquement été refusée pour une position de hors-jeu. De son côté, le « Cyborg » a vécu une soirée frustrante.

Avec seulement 21 ballons touchés, le Norvégien a longtemps été muselé par la charnière centrale anglaise, incapable de trouver les espaces nécessaires pour faire parler sa puissance. Cette élimination n’enlève toutefois rien à son tournoi exceptionnel. Pour sa toute première Coupe du monde, Haaland quitte la compétition par la grande porte avec sept réalisations au compteur, à une longueur seulement de Lionel Messi et Kylian Mbappé au classement des buteurs. Kane, lui, reste en embuscade avec six buts et aura l’occasion de reprendre sa marche en avant lors de la demi-finale.

Rice rincé 

Diminué par un virus gastrique et placé à l’isolement ces derniers jours, le milieu anglais n’avait manifestement pas toutes ses capacités pour disputer ce quart de finale. Remplacé dès la pause, le numéro 4 des Three Lions a livré une prestation bien en deçà de ses standards, multipliant les approximations. Imprécis sur coups de pied arrêtés, il a notamment manqué chacun de ses corners et perdu de nombreux ballons dans l’entrejeu. Thomas Tuchel n’a pas attendu que la situation tourne au naufrage. En le laissant au vestiaire dès la pause, le sélectionneur anglais a mis un terme au calvaire de son milieu, dont les errements menaçaient d’entraîner toute son équipe dans sa chute.

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Sorloth à l’arrêt 

La charrette... ou la brouette. Repositionné sur un côté, Sorloth a confirmé qu’il n’avait rien d’un ailier. Absolument rien. Un constat à en crever l’écran. Peu inspiré et incapable de faire des différences dans son couloir, le Norvégien a traversé une première période particulièrement terne, si ce n’est une demi-volée qui a frôlé la barre. Il s’est surtout distingué par un choix aussi égoïste qu’incompréhensible juste avant la pause, préférant tenter sa chance dans un angle fermé plutôt que de servir Erling Haaland, alors seul face au but. Un gâchis monumental. Un peu plus concerné au retour des vestiaires, il a eu le mérite de multiplier les efforts défensifs et d’apporter davantage d’activité sur son aile, avec notamment un centre-tir repoussé par Jordan Pickford. Mais cela n’a pas suffi à masquer ses limites dans ce rôle : beaucoup trop lent pour déborder, trop prévisible dans ses prises de balle, il a vu plusieurs situations prometteuses mourir dans ses pieds. Une prestation largement insuffisante.

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Nyland au travers 

Longtemps cantonné à un rôle de spectateur, le gardien des « Vikings », Orjan Nyland – héroïque face au Brésil en huitième – a traversé la première période sans avoir le moindre arrêt à effectuer... jusqu’au temps additionnel. Sur la première frappe cadrée anglaise, il est battu et ne peut empêcher l’égalisation. Une ouverture du score concédée aussi frustrante que symbolique au vu de la domination norvégienne à cet instant du match. Peu sollicité après la pause, il semblait se diriger vers une soirée relativement tranquille. Une illusion de courte durée. Déjà tout proche de coûter très cher à son équipe dans les toutes dernières secondes du temps réglementaire avec une relance catastrophique heureusement sauvée par un contre favorable, le portier norvégien a finalement fait basculer la rencontre en prolongation. Et de belle manière.

Sur le deuxième but anglais, il signe une intervention mal maîtrisée sur une frappe lointaine de Morgan Rogers, offrant le doublé pour Jude Bellingham sur un plateau. Une faute de main aussi grossière qu’impardonnable à ce niveau, qui a tout simplement coûté l’élimination à la Norvège. Son impressionnant triple arrêt en toute fin de prolongation évite un score plus lourd, mais il ne saurait faire oublier sa bourde fatale. Au final, le portier scandinave aura encaissé deux buts sur les trois frappes cadrées anglaises, laissant une impression désastreuse malgré une rencontre où il aura été si peu mis à contribution.

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