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DÉCRYPTAGE - Le chef du gouvernement socialiste espagnol confirme et signe : son pays ne veut pas que les États-Unis utilisent ses bases en Espagne pour mener une guerre contraire à ses valeurs.
« La position du gouvernement espagnol se résume en quatre mots : non à la guerre. » Alors que les pays européens peinent à exprimer une position commune après les frappes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, l’allocution télévisée, ce mercredi matin, du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a au moins l’avantage de la clarté. La veille, Donald Trump avait menacé l’Espagne d’un « embargo » commercial, parce que Madrid refuse que les États-Unis utilisent ses bases de Rota et Moron, en Andalousie, pour lancer leurs bombardements au Moyen-Orient. Un veto autorisé par l’accord bilatéral régissant ces bases, sur lesquelles l’Espagne conserve l’entière souveraineté.
« Je pourrais arrêter le commerce demain ou aujourd’hui, avait lancé le président américain, à l’issue de son entretien à la Maison-Blanche avec le chancelier allemand Friedrich Merz. Encore mieux, arrêter tout ce qui concerne l’Espagne. Un embargo. Nous ne voulons rien avoir à faire avec l’Espagne…


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