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La députée d’Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, représente l’Abitibi-Témiscamingue au tout nouveau Conseil des régions. Un rôle qu’elle prend au sérieux et qui lui permettra de mettre à profit son fort désir de défendre les intérêts de la région.
Ce nouvel organe gouvernemental est une création de la première ministre Christine Fréchette. Il réunit des députés de chaque région du Québec autour du nouveau ministre des Régions, Mathieu Lévesque. On y retrouve aussi le député d’Ungava, Denis Lamothe.
Je suis très heureuse, parce que moi, ce que j'ai tatoué sur le cœur, c'est la région, c’est l'Abitibi-Témiscamingue. Depuis huit ans, je suis en politique, et je suis allée en politique pour préserver nos acquis, puis développer notre territoire, confie-t-elle.

Les priorités de Suzanne Blais sont l'hôpital d'Amos, la ligne électrique à partir du poste de Lebel-sur-Quévillon et le déséquilibre fiscal de la région vis-à-vis de Québec.
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Avec ses collègues, elle entend faire valoir les différentes problématiques qui touchent les régions.
C'est sûr qu'on veut être plus flexibles aussi dans nos demandes et puis regarder pour ne pas avoir du “mur-à-mur“ partout. C'est le critère numéro un.
Trois priorités
Le Conseil des régions s’est réuni pour la première fois jeudi et devrait le faire toutes les deux semaines ou plus souvent si nécessaire.
Suzanne Blais a déjà ciblé trois priorités pour l’Abitibi-Témiscamingue. Ma priorité numéro un, je pense que ce n'est pas un mystère, c'est l'hôpital d'Amos. C’est pour toute la région, parce qu'on représente quand même la traumatologie. Et ensuite, le renforcement de la ligne électrique à partir du poste de Lebel-sur-Quévillon. C’est vital pour la région, parce qu'on manque de mégawatts. Et sans les mégawatts, on ne peut pas se développer, rappelle Mme Blais.

Les annonces se font toujours attendre pour le début de la réfection de la salle d’urgence et des blocs opératoires à l'hôpital d'Amos. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté : Marc-André Nadeau
Ce projet a été mis sur la glace en 2022. Il est toujours souhaité par la région, notamment l’industrie minière. Selon l’Association minière du Québec, il reste environ 10 mégawatts disponibles pour développer de nouveaux projets en Abitibi-Témiscamingue.
L’autre priorité, c’est l’étude d’Aviseo, avec ses 800 millions de dollars qui ne reviennent pas dans la région. Qu’est-ce qu’on peut, qu’est-ce qu’ils peuvent nous offrir en région?, souligne Suzanne Blais.
Peu de temps
La députée d’Abitibi-Ouest se dit consciente qu’il reste peu de temps pour accomplir tout ce qu’il y a sur la table.
Avec ce comité, il y a aussi des ressources qui devraient nous permettre d’accélérer les processus. Ce sont des processus qui sont vitaux pour le milieu. Et au Conseil des ministres, on aura le ministre des Régions, Mathieu Lévesque, mais aussi notre ministre, Daniel Bernard. On a deux personnes qui vont nous représenter, affirme-t-elle.
Suzanne Blais ajoute qu’elle n’entend pas travailler seule. Je suis très contente de pouvoir développer la région et surtout de le faire avec les instances du milieu, que ce soit les MRC, les préfets, les chambres de commerce, parce que toute seule, on ne peut pas réussir. C’est ensemble qu’on va réussir à se développer et à promouvoir notre région, conclut-elle.


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