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Onika Tanya Maraj avait cinq ans quand, avec sa famille, elle a débarqué aux États-Unis. Élevée par sa grand-mère, elle ne voit sa maman qu'épisodiquement. Son père, lui, boit beaucoup, se drogue et a même essayé de tuer sa mère en boutant le feu à la maison. Alors cette dernière met le cap sur le Queens, où elle s'installe avec ses enfants, laissant derrière elle Trinidad et Tobago et la rudesse de la vie.
À New York, la jeune fille se rêve actrice, chanteuse, artiste. Mais les portes ne s'ouvrent pas si facilement. Elle multiplie les petits boulots, sûre, pourtant, que le rêve américain n'est pas qu'une expression réservée à d'autres. À force d'obstination, au début des années 2000, elle collabore avec différents artistes underground et commence à se faire un nom : Nicki Minaj. Ses tenues extravagantes, son maquillage outrancier et une certaine vulgarité portée en étendard, elle devient, en 2010, par la grâce de son album Pink Friday, une star internationale.
L'artiste, volontiers grande gueule, ne manque pas une occasion de porter haut la voix de ceux que l'on n'entend pas. "Je suis arrivée dans ce pays comme une immigrée illégale à l'âge de 5 ans", révélait-elle dans un message aujourd'hui inaccessible sur X mais abondamment reproduit à l'époque par la presse. "Arrêtez ça s'il vous plaît", demandait-elle, à propos des séparations forcées de familles.
Jurée dans l'émission télévisée RuPaul's Drag Race, Nicki se fait également beaucoup d'amis au sein de la communauté LGBT +."Je suis Nicki Minaj et je proclame mon allégeance à la cause du drag" disait-elle en 2020.
Mais tout ceci, aujourd'hui, semble faire partie du passé. Car, en novembre dernier, l'autoproclamée "Reine du rap" partage une vidéo TikTok vantant le bilan de Donald Trump à la Maison Blanche, illustrée par son titre "Va va voom". Dimanche, à Phoenix, elle monte sur la scène de l'AmericaFest, rassemblement annuel de la jeunesse ultraconservatrice, sobrement vêtue d'une robe noire et affirme : "J'ai le plus grand respect et la plus grande admiration pour notre président". "Ce gouvernement est rempli de gens qui ont du cœur", dit-elle encore devant un parterre MAGA (Make American Great Again) qui n'en revient pas. Quant à Trump, elle le qualifie d'homme "séduisant et irrésistible". Ite, missa est.
La veuve de Charlie Kirk soutient JD Vance pour la présidentielle 2028 : "Nous allons faire élire l'ami de mon mari"Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


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