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Nick Suzuki à l’aise avec les nombreux contrats favorables au Canadien

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ÎLE-BIZARD – À défaut de multiplier les embauches durant l’été, le Canadien a fait l’envie de la planète hockey par la façon dont le directeur général Kent Hughes est parvenu à mettre sous contrat tous les membres du noyau en faisant en sorte qu’ils soient tous payés en deçà des nouvelles normes du marché.

C’est devenu particulièrement évident dans les jours qui ont suivi la signature du contrat d’Ivan Demidov pour huit ans à raison de 9,15 millions de dollars par saison. Le marché s’est grandement corrigé avec les nouveaux contrats consentis à Leo Carlsson (18 M$ pour cinq ans) et à Macklin Celebrini (18,8 M$ pour cinq ans à compter de la saison prochaine).

À quelques jours d’un changement à la convention collective qui limitera la longueur maximale des contrats à sept ans, les meilleurs jeunes joueurs du CH sont tous embauchés à très long terme, et pour la moitié du prix des nouvelles vedettes.

D’où cette envie envers l’enveloppe salariale du Canadien.

Comme tout le monde, le capitaine Nick Suzuki en a beaucoup entendu parler, et il ne le voit pas du tout comme si ses coéquipiers s’étaient fait flouer.

On veut tous gagner, et certains des gars ont accepté de toucher moins pour qu’on y parvienne. Ça fait toute la différence, a mentionné Suzuki, jeudi, en marge du tournoi de golf qu’il préside pour la Fondation Asista.

On a des gars qui gagnent de très bons salaires et dont l’avenir est assuré pour la vie, et je ne pense pas que quiconque doive s’en inquiéter outre mesure.

La dynamique de groupe qui s’est installée chez le Canadien véhicule l’idée qu’en faisant chacun de petits sacrifices, les joueurs donneront l’occasion à la direction de mettre la main sur un talent de pointe de plus qui pourrait faire la différence dans l’établissement d’une équipe gagnante.

Avec un plafond salarial qui devrait continuer de monter et tous les contrats de la jeune génération valides au moins jusqu’en 2029-2030 – au moment de l’échéance du contrat de Suzuki, justement – le Tricolore a du temps pour mettre à profit cette marge de manœuvre.

Suzuki ne s’attendait pas nécessairement à ce que Hughes dépense son excédent dès cet été. On peut présumer qu’un jour, les joueurs voudront ressentir l’impact positif de leurs sacrifices, mais nous n’en sommes pas encore là.

Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre (pour cet été), a mentionné Suzuki. Évidemment, on est très satisfaits des joueurs qu’on a déjà, du chemin qu’on a parcouru et de ce qu’on pense pouvoir accomplir avec notre équipe.

En interne, les gars s’améliorent. Beaucoup d'efforts ont été fournis tout au long de l'été et je m'attends à ce que certains de nos jeunes joueurs fassent un pas en avant pour nous aider.

Garder un esprit de corps positif

Il convient de rappeler que Suzuki ne fait pas partie de cette vague de contrats au rabais au même titre que les Demidov, Hutson ou Slafkovsky.

Le centre de 27 ans avait signé son contrat quelques semaines avant le congédiement de Marc Bergevin. À l’époque, son entente de huit ans d'une valeur de 63 millions de dollars revêtait une part de risque pour l’équipe, et ce sont les performances sans cesse meilleures de Suzuki qui ont fait de lui une aubaine.

C’est un peu ce qui arrive quand tu signes un contrat à long terme. Ça fait cinq ans maintenant que j’ai signé cette entente-là. Les temps changent. La prochaine fois que nos contrats arriveront à échéance, le plafond salarial sera ailleurs et il y aura un ajustement par rapport à nos montants actuels.

Je suis plutôt satisfait de mon contrat, a ajouté Suzuki, donc ça n’a pas vraiment d’importance.

Durant la génération précédente du Canadien, deux joueurs en particulier avaient eu toutes les raisons du monde de se croire sous-payés. Le rendement de Brendan Gallagher et de Max Pacioretty outrepassait de beaucoup la valeur de leurs contrats. Gallagher avait adopté une attitude semblable à celle de Suzuki, alors que Pacioretty, après avoir congédié l’agent qui avait négocié son entente de six ans, n’aimait pas se faire rappeler année après année à quel point il était une aubaine.

C’est important pour le Canadien que Suzuki réaffirme publiquement qu’il est heureux de son contrat, car il exerce énormément d’influence dans le vestiaire. Si tous les meilleurs joueurs de l’équipe gardent à l’esprit que 7, 8 ou 9 millions de dollars par année constituent beaucoup d’argent, et que nourrir de l’acrimonie envers les contrats qui seront signés ailleurs ne les mènera à rien, c’est toute l’équipe qui en bénéficiera.

Il lève ses bras.

Ivan Demidov devrait faire partie de ceux qui feront un grand pas en avant cette saison et aideront davantage le Canadien.

Photo : Getty Images / Joe Hrycych

Encore la progression naturelle

Le tournoi de golf du Canadien aura lieu le 14 septembre, et vous pouvez être certain que la croissance interne fera une fois de plus partie du message. Difficile de faire autrement quand le principal mouvement de personnel dans l’équipe ayant terminé l’année dernière avec la plus jeune moyenne d’âge est d’avoir cédé Gallagher, son joueur le plus âgé.

La thématique ne sera pas nouvelle, mais elle est encore valable.

Les choses vont se faire tout naturellement, vu notre jeune âge, et je crois que tout le monde progresse d’année en année, a dit Suzuki. C’est emballant pour nous en tant que groupe, et c’est agréable de retrouver le groupe au complet et de pouvoir reprendre là où on a laissé.

Cette jeune équipe du Canadien ne s’est pas souvent donné des occasions de douter depuis quelques années. Sa trajectoire a sans cesse été ascendante, et elle a atteint le carré d’as l’année dernière. Rien ne s’est produit pour que Suzuki et ses confrères cessent de croire en leurs moyens.

C’est la raison pour laquelle ils ne piaffent pas d’impatience en attendant le chaînon manquant.

Les formations changent continuellement, et ce n’est pas toujours une bonne chose, a-t-il observé. J’aime ça qu’on ait tous les mêmes joueurs qui reviennent, qu’on ait les mêmes systèmes, et que tout le monde sache ce qu’il a à faire. On a beaucoup de jeunes joueurs et, personnellement, je me suis senti de plus en plus à l’aise à chaque année qui passait, et ces gars-là vont commencer à ressentir la même chose. Donc je pense que le fait de conserver la même formation pourrait jouer en notre faveur.

Un leader plus exigeant

L’été a été plus court que prévu et Suzuki ne s’en plaint pas, car cela va de pair avec plus de succès en séries éliminatoires.

De retour au travail, le capitaine sait que les attentes vont augmenter, et il entend être partie prenante de cela en exerçant un leadership plus exigeant.

Je vais vraiment essayer d’être un peu plus exigeant avec le groupe, a dit Suzuki. On a déjà beaucoup appris ensemble, et les attentes seront plus élevées, tant de l’extérieur qu’en interne. Je veux donc essayer de maintenir le niveau qu’on a établi et faire en sorte qu’il soit respecté au quotidien.

Selon lui, la défaite en finale d’association face aux Hurricanes de la Caroline a mis en relief combien les éventuels champions de la Coupe Stanley ont maximisé leurs effectifs en appliquant à la perfection les petits détails du jeu et en étant extrêmement connectés les uns avec les autres.

Plus encore qu’au plan tactique ou systématique, c’est à ce chapitre que le CH doit prendre exemple sur les Hurricanes.

C'est la prochaine étape pour nous : peaufiner notre jeu et en faire la meilleure version possible, en soignant chaque détail de notre façon de jouer, a précisé Suzuki. Je pense qu'on a encore une marge pour progresser et, si l’on y parvient, on va être une équipe difficile à battre.

Un homme et son chien regardent quelqu'un parler.

Nick Suzuki, accompagné de sa chienne Ruby lors de son tournoi de golf de 2025.

Photo : Radio-Canada / Marc Antoine Godin

Une fondation à laquelle tient Suzuki

Nick Suzuki a présidé jeudi la quatrième édition du tournoi de golf de la Fondation Asista, un organisme caritatif qui aide les gens aux prises avec des enjeux de santé mentale grâce au soutien affectif de chiens accompagnateurs.

Suzuki, qui siège désormais au conseil de direction de la fondation en compagnie de son épouse, s’est entretenu en matinée avec des militaires, qui font partie des principaux groupes auprès desquels intervient Asista.

Les enfants, les athlètes, de même que d’autres segments de la population ayant composé avec des situations difficiles sur le plan psychologique, sont également pris en charge par l’organisme.

Le tournoi de golf disait afficher complet pour la première fois depuis sa création.

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