Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie, détaille dans "Eliot Deval et vous" les possibilités d'action d'un maire sur la question migratoire. L'édile en a trois, selon ce spécialiste.
Un maire peut-il avoir un poids sur la question migratoire sur sa commune ? "Il a des marges de manœuvre qui ne sont pas gigantesques, mais qui existent", répond dans Eliot Deval et vous Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie. L'édile en a même trois, détaille le spécialiste.
Le premier d'entre eux, les subventions. "On sait qu'il y a un ensemble de villes qui entretiennent un tissu associatif très dense qui sert de guichet d'accueil pour l'immigration d'asile, pour l'immigration irrégulière. C'est le cas de villes comme Paris, Marseille, Nantes, Rennes, qui font d'ailleurs partie d'une même association, l'ANVITA, l'Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants, qui s'engage en faveur d'un accueil inconditionnel de l'immigration, c'est dans la charte."
Autre levier mentionné par Nicolas Pouvreau-Monti, "la politique du logement". "Les immigrés sont en moyenne trois fois plus souvent en logement social que les Français sans ascendance migratoire. La politique du logement, c'est le levier majeur pour jouer sur la démographie d'une ville et notamment sur le facteur migratoire."
"Et puis enfin, il y a un troisième levier qu'ont directement les maires sur certaines procédures d'immigration. L'avis du maire est sollicité au moment des procédures de regroupement familial. Il est sollicité au moment de l'octroi des titres de séjour de longue durée.'


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