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Politique 24/02/2026 14:31 Actualisé le 24/02/2026 14:37
Épinglée pour son management jugé toxique, Emmanuelle Pierre-Marie a renonce à se représenter dans le 12e arrondissement de la capitale.

EMMANUEL DUNAND / AFP
Emmanuel Grégoire débranche une maire d’arrondissmeent au profit de Lucie Castets
Un changement dans les dernières minutes du temps additionnel. Le candidat de la gauche unie (hors-LFI) à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire a fait le choix d’investir Lucie Castets comme tête de liste dans le 12e arrondissement. L’ancienne prétendante à Matignon profite du débranchage de la maire écologiste sortante, Emmanuelle Pierre-Marie, épinglée pour son management jugé toxique à mois de trois semaines du premier tour.
« Je prends la décision difficile de retirer ma candidature, les conditions pour mener une campagne sereine et tournée vers les habitants n’étant plus réunies », écrit sur les réseaux sociaux l’édile élue en 2020 dans le sillage d’Anne Hidalgo.
« Lucie Castets a accepté de reprendre » sa place, indique de son côté l’équipe de campagne de la nouvelle candidate, confirmant une information du Nouvel Obs. Âgée de 38 ans, l’ancienne cadre à la mairie, apparentée écologiste, remplace également Emmanuelle Pierre-Marie sur la liste centrale, où elle figurait en 8e position.
Grégoire dans une mauvaise passe
Dans une enquête publiée il y a une semaine, Mediapart révélait une mairie devenue une « cocotte-minute, minée par la souffrance au travail et les départs », la dirigeante écologiste accusant de son côté le Parti socialiste parisien de n’avoir pas digéré de laisser une mairie aux écologistes. Au total, seize départs auraient eu lieu au sein de son cabinet en moins de cinq ans, selon le média d’investigation.
Selon un porte-parole parisien des écologistes, l’inspection générale de la Ville a par ailleurs été saisie, de même que la cellule interne d’écoute et d’orientation des écologistes pour faire la lumière sur cette affaire. Dans un communiqué dimanche, la direction parisienne des écologistes indiquait de son côté « qu’aucune situation de travail ne [devait] autoriser les comportements décrits » dans la presse.
De son côté, Emmanuel Grégoire a longtemps soutenu la maire sortante. « J’ai un principe, c’est le droit. Je n’ai vu rien qui puisse motiver une procédure pénale », avait-il expliqué le 18 février dernier. Moins d’une semaine plus tard, la voilà remplacée. Le signe d’une campagne qui se complique ?
Selon les derniers sondages, le candidat socialiste aura fort à faire pour conserver l’hôtel de ville face à Rachida Dati. Celle-ci semble avoir le vent en poupe dans les intentions de vote, alors qu’un premier rapprochement semble s’opérer avec Pierre-Yves Bournazel, le troisième homme de la course.


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