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Par Le Figaro avec AFP
Le 9 mars 2026 à 16h26

Aly Diouara est condamné à verser 3000 euros de dommages et intérêts à Oumarou Doucouré pour son préjudice moral.
Passer la publicité Passer la publicitéLe député LFI Aly Diouara, candidat aux municipales à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), a été condamné lundi à une peine de 500 euros d'amende avec sursis pour avoir diffamé son rival socialiste Oumarou Doucouré en accusant l'entourage de ce dernier de «pratiques clientélistes».
Le président de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a expliqué à M. Diouara, venu à la barre pour l'énoncé du jugement, qu'il devrait retirer immédiatement de ses réseaux sociaux le communiqué contenant les propos diffamatoires. M. Diouara est condamné à verser 3000 euros de dommages et intérêts à M. Doucouré pour son préjudice moral.
Dans ses motivations, le tribunal a estimé qu'Aly Diouara ne rapportait pas la preuve «parfaite, complète et corrélative» des accusations portées. Il a considéré qu'«en sa qualité d'acteur de premier plan du débat public municipal», M. Diouara était tenu de justifier ses accusations par des éléments factuels solides, «la sincérité du scrutin ne devant pas être biaisée par des accusations portées à la légère ou non étayées».
Distribuer des «enveloppes d’argent lors d’une réunion publique»
Tête de la liste LFI, écologistes et radicaux de gauche, Aly Diouara avait accusé l'équipe d'Oumarou Doucouré d'avoir fait distribuer des «enveloppes d'argent lors d'une réunion publique», le 16 février, en présence du président du département Stéphane Troussel (PS). Dans un communiqué publié le 23 février, il accusait également cette équipe d'avoir «distribué des colis alimentaires en échange de voix» le 20 février. «On prend acte de la décision et on fera appel», a déclaré M. Diouara à l'AFP à la sortie de l'audience.
Les juges ont retenu que le communiqué contenait bien «des imputations diffamatoires» contre M. Doucouré et contre M. Troussel. Mais le tribunal a relaxé M. Diouara concernant M. Troussel, estimant que ce dernier n'était «pas visé en raison de ses fonctions électives».
L'avocat de MM. Doucouré et Troussel, Me Pierre-Eugène Burghardt, a reçu le jugement comme une «victoire» pour ses deux clients, en disant: «Les propos sont jugés diffamatoires dans les deux cas, c'est ça l'important. Ils n'ont eu que pour unique but de déstabiliser une campagne électorale».


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