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Mis en cause dans le cadre d’une procédure lancée en matière d’affichage, le préfet de l’Eure rappelle qu’il n’est le porte-voix d’aucun des candidats à la mairie d’Évreux.
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Par Charles Giovacchini Publié le 8 janv. 2026 à 12h46
Il fait suite aux propos de candidats déclarés à la mairie d’Évreux rapportés dans certains médias locaux qui sont de « nature à mettre en cause la neutralité du préfet de l’Eure dans le cadre de la pré-campagne électorale en cours ».
Le jeudi 8 janvier 2026, le préfet de l’Eure a réagi, dans un communiqué, aux déclarations publiques qui ont suivi les procédures engagées à l’égard de candidats en matière d’affichage électoral. « Dans la première procédure engagée, le tribunal administratif de Rouen, saisi en référé, a suspendu l’arrêté du préfet mettant en demeure le candidat de déposer ces vitrophanies en raison du doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Dans l’attente du jugement au fond, dont la date n’est pas encore connue, cette décision n’est à ce stade que suspendue. Par souci d’égalité, le préfet poursuit les procédures engagées à l’égard des deux autres candidats, dans l’attente du jugement au fond », précise le cabinet de Charles Giusti. Qui, en dépit d’insinuations – encore une fois inacceptables – rapportées par les médias, rappelle fermement qu’il n’est le porte-voix et n’agit sous la contrainte d’aucun élu ou candidat déclaré. Il invite donc les candidats au respect de l’État, « lequel ne saurait être instrumentalisé dans le cadre de la pré-campagne électorale ».
Pour mémoire, candidat à la mairie d’Évreux, Samuel Brigantino avait déposé un recours devant le tribunal administratif de Rouen à la suite d’un arrêté préfectoral lui demandant de retirer l’affichage posé sur les vitrines de son local de campagne. Sur la base de l’article 51 du Code électoral, le préfet arguait que, pendant la campagne, seuls des emplacements spéciaux pouvaient accueillir des affiches électorales.
Examiné à Rouen, le 29 décembre en audience publique, par le juge des référés, le recours déposé par le candidat lui a donné raison. « L’exécution des décisions du préfet de l’Eure du 12 novembre 2025 et du 25 novembre 2025 mettant en demeure M. Brigantino de retirer l’affichage apposé sur les vitrines de son local de campagne, et de la décision du 2 décembre 2025 portant rejet du recours gracieux, est suspendue jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de ces décisions », a tranché le juge dans son ordonnance du 31 décembre.
La justice lui ayant donné raison, Samuel Brigantino n’aura pas besoin de retirer les affiches de son local de campagne. En outre, l’État devra lui verser 1 500 € au titre de l’article L. 761-1 de la justice administrative.
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