L'ancien maire, qui dirigea Grenoble de 1983 à 1994 avant d'être condamné en 1996 à quatre ans de prison ferme, a été nettement devancé par la candidate écologiste, qui recueille 56,59% des voix.

La rédaction - Hier à 23:46 | mis à jour hier à 23:53 - Temps de lecture :

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A Grenoble (Isère), Laurence Ruffin (gauche et écologistes), avec 56,59% des voix, a été nettement élue dimanche soir au second tour des municipales face au candidat LR Alain Carignon (43,41%), qui échoue donc à reconquérir sa ville. 

Au premier tour, Alain Carignon avait créé la surprise au premier tour en arrivant très légèrement en tête avec 27,04% des suffrages et 372 voix d'avance sur l'écologiste Laurence Ruffin (26,33%), favorite des sondages. Troisième, le candidat LFI Allan Brunon (14,59%) avait ensuite annoncé une fusion « technique » avec la candidate de l'union de la gauche.

  • Laurence Ruffin et Alain Carignon. Photo Ebra/Le Dauphiné Libéré/Anouk Anglade.

    Laurence Ruffin et Alain Carignon. Photo Ebra/Le Dauphiné Libéré/Anouk Anglade.

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  • Alain Carignon avait été maire de Grenoble de 1983 à 1994 avant d'être condamné à quatre ans de prison ferme pour « corruption » et « abus de biens sociaux ». Photo Ebra/Le Dauphiné Libéré/Anouk Anglade.

    Alain Carignon avait été maire de Grenoble de 1983 à 1994 avant d'être condamné à quatre ans de prison ferme pour « corruption » et « abus de biens sociaux ». Photo Ebra/Le Dauphiné Libéré/Anouk Anglade.

Alain Carignon condamné pour « corruption » en 1996

Malgré son retard dans les sondages et ses casseroles judiciaires, Alain Carignon, candidat malheureux au scrutin de 2020, qu'il avait à l'époque présenté comme son « dernier tour de piste », avait refusé de se déclarer battu. Dénonçant une ville en proie aux narcotrafiquants, il avait fait de la sécurité l'un de ses principaux chevaux de bataille.

« A mon âge, je n'ai pas de carrière à construire, d'avenir à préserver, pas d'ambition personnelle à assouvir », avait fait valoir celui qui dirigea Grenoble de 1983 à 1994 avant d'être condamné en 1996 à cinq ans de prison dont quatre ferme et cinq ans d'inéligibilité, pour « corruption » et « abus de biens sociaux ».

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