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Par Le Figaro avec AFP
Le 3 mars 2026 à 22h25

«Je suis un défenseur de la République. Jean-Michel Aulas en est un ennemi», aurait déclaré Grégory Doucet dans une interview à l’hebdomadaire Politis publiée sur internet lundi.
Passer la publicité Passer la publicitéLe maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a démenti mardi avoir qualifié son principal rival, Jean-Michel Aulas, d'«ennemi» de la République dans une interview qui a suscité une polémique à douze jours du premier tour des municipales. Dans une interview à l'hebdomadaire Politis publiée sur internet lundi, le maire insiste sur ses efforts depuis 2020 pour mettre «un terme à la violence d'ultradroite» à Lyon et reproche à son principal rival de ne pas avoir fait de même à l'OL, dont il fut président pendant 36 ans.
M. Aulas «affirme avoir fait le ménage. Visiblement, il a été très mal fait. Les groupes d'ultradroite sont encore dans les tribunes», dit-il. «Au fond, Jean-Michel Aulas incarne la droite qui a perdu sa boussole. Il se met dans les pas de Laurent Wauquiez, qui a affiché le portrait de Quentin Deranque sur l'hôtel de Région et défend l'union des droites», poursuit M. Doucet en référence au militant d'extrême droite radicale, battu à mort à Lyon le 12 février par des militants d'ultragauche.
«Je suis un défenseur de la République. Jean-Michel Aulas en est un ennemi», ajoute le maire, selon les propos rapportés par Politis. «Quand un maire sortant en vient à traiter un Lyonnais d'“ennemi de la République”, il affaiblit la fonction qu'il occupe. La République mérite mieux que l'outrance», a répliqué mardi l'ancien patron de l'Olympique Lyonnais sur X, tandis que ses soutiens multipliaient les réactions indignées.
Une citation «manifestement erronée»
Face à l'ampleur des critiques, l'entourage de Grégory Doucet a fait une «mise au point» dans l'après-midi, mentionnant une «citation manifestement erronée», alors que l'entretien avait été validé avant publication, selon Politis. Selon un enregistrement de l'entretien que l'AFP a pu consulter, le maire utilise le terme «ennemi de la République» au sujet de la chaîne CNews, qu'il accuse d'avoir «instrumentalisé» la mort de Quentin Deranque.
Quant à Jean-Michel Aulas, on entend le maire lui reprocher son alliance avec Laurent Wauquiez, le chef des députés LR, et ajouter: «on a clairement une droite dans ce pays qui a basculé dans l'antirépublicanisme et Monsieur Aulas est sur ces rails-là». Depuis la mort de Quentin Deranque, dans laquelle sont impliqués des collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault, le climat politique est particulièrement tendu à Lyon.
Dans une tribune publiée le 19 février, Jean-Michel Aulas avait d'ailleurs lui-même reproché à Grégory Doucet de laisser la porte ouverte à une alliance avec LFI au second tour, évoquant «deux camps : d'un côté, ceux qui rompent clairement avec les extrêmes, de l'autre ceux qui n'excluent aucune alliance électorale pour remporter quelques sièges. D'un côté, la République - de l'autre, le chaos.»


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