Le 4 mars dernier, Jean-Luc Mélenchon avait qualifié les socialistes de "gros combinards" et assuré qu'ils ne seraient pas "chers" à acheter pour le second tour des municipales. Pour Jérôme Guedj, député PS et invité de La Grande Interview ce mardi, le leader insoumis "a décidé d'éradiquer le Parti socialiste".
Des alliances incohérentes entre le PS et LFI au second tour des municipales 2026 ? Lors d’une conférence donnée le 4 mars dernier, Jean-Luc Mélenchon avait attaqué les socialistes en les qualifiant de "gros combinards" et de "pas chers" à acheter. Des propos auxquels a réagi ce mardi Jérôme Guedj, député PS de l’Essonne, dans La Grande Interview.
Pour le candidat à l’élection présidentielle, le leader insoumis "a décidé d’éradiquer le Parti socialiste et de punir".
"Une forme de masochisme des socialistes"
Face à cela, l’invité de Laurence Ferrari établit un lien entre les déclarations de Jean-Luc Mélenchon et les alliances récemment annoncées entre LFI et le PS pour le second tour des municipales. "Ce que je dénonce, c’est une forme de masochisme des socialistes. Ceux qui veulent vous faire la peau, vous êtes là à tendre la joue après qu’ils vous ont maltraités à ce point. Je trouve que c’est une faute et une erreur politique", déplore-t-il.
Selon lui, permettre que des mairies puissent être gagnées par La France insoumise revient à valider la "stratégie de Jean-Luc Mélenchon, celle de la conflictualisation et de la brutalisation au niveau national". Avec ces unions, Jérôme Guedj s’inquiète de voir entrer dans les conseils municipaux des élus qui voteront demain aux élections sénatoriales.
"Ils n’ont pas gagné les élections municipales"
Ces derniers feront alors campagne pour le patron de LFI, en taillant des "croupières" et en rivalisant avec des socialistes. Malgré tout, le député PS souhaite relativiser et ne pas "tomber dans ce piège de cette centralité".
"Ils n’ont pas gagné les élections municipales. Ils ne se sont présentés que dans quelques villes. Leurs scores ne sont pas flamboyants. Il n’y a que cinq villes où ils sont arrivés en tête, des villes de plus de 30.000 habitants", rappelle Jérôme Guedj. Pour lui, "on a l’impression qu’il y a un raz-de-marée de La France insoumise".
Mais "leur score aux municipales est plus faible qu’aux élections européennes ou à la présidentielle", insiste-t-il. Le député PS appelle donc à ne pas céder à la "petite musique qui a été mise en place en affirmant que c’est un triomphe pour LFI". "Soyons nous-mêmes, nous, la gauche républicaine", conclut-il.


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