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Par Loris Boichot, envoyé spécial à Bastia (Haute-Corse)
Le 6 mars 2026 à 20h51

LE TOUR DE FRANCE DES MUNICIPALES - Prêt à quitter la tête de l’île pour son fief, l’autonomiste se voit reprocher son alliance avec les indépendantistes durs et ses positions pro-immigration, face à un RN au discours renouvelé.
Passer la publicitéGilles Simeoni revient là où tout a commencé. Il a donné rendez-vous à la citadelle de Bastia, l’ancien siège des gouverneurs génois, où est installé le musée de la ville. Dans l’une de ses salles, ce lundi 2 mars, au premier jour de la campagne officielle pour les élections municipales, le président autonomiste de la collectivité de Corse, qui se présente dans son fief, reçoit une cinquantaine de commerçants.
L’avenir du port, l’afflux des croisiéristes, le stationnement… Tout y passe. « En dix ans, fait-il valoir au micro, la ville a progressé. » Elle est aussi devenue une solide forteresse des nationalistes corses, le point de départ de leur conquête insulaire : ils l’ont ravie en 2014 derrière Gilles Simeoni, qui a laissé la mairie un an plus tard à son ami Pierre Savelli pour gouverner la collectivité territoriale.
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