Quelques jours après le deuxième tour des élections municipales, et les défaites des listes PS-LFI, l'heure est aux règlements de compte à gauche. PS comme LFI s'accusent mutuellement de faire office de repoussoir pour les électeurs, tandis que les Ecologistes tentent de jouer les équilibristes.
Deux jours après le second tour des élections municipales, le bilan semble mitigé pour la gauche. Certes, de grandes villes restent aux mains du Parti socialiste et de ses alliés, à l'image de Paris, Lille ou Marseille.
Mais dans les communes ou des alliances ont eu lieu avec des insoumis, c'est l'hécatombe. Hormis Nantes et Lyon de justesse, aucune de ces listes n'a réussi à convaincre les électeurs. Ce fut le cas à Toulouse, mais aussi à Avignon, Clermont-Ferrand, Limoges, Besançon ou encore Poitiers.
Alors, désormais, l'heure est aux règlements de compte. À gauche, les désaccords éclatent au grand jour. Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, met en cause l’influence de Jean-Luc Mélenchon. Il estime que ses prises de position ont empêché la gauche de franchir un cap électoral dans plusieurs villes.
Les écologistes en équilibristes
Même diagnostic chez Raphaël Glucksmann. L’eurodéputé défend une ligne claire : pas d’alliance avec les insoumis. Selon lui, les électeurs sanctionnent les accords jugés incohérents. En face, Manuel Bompard refuse toute remise en cause. Le coordinateur de La France insoumise renvoie la responsabilité au Parti socialiste, qu’il juge affaibli et parfois rejeté localement.
Les écologistes, eux, tentent de tenir une position intermédiaire. Mais Marine Tondelier reconnaît une campagne tendue, marquée par des attaques entre partenaires et des divisions profondes. Résultat : deux lignes qui s’opposent.
D’un côté, rompre avec LFI pour élargir. De l’autre, maintenir l’union en accusant le PS de freiner. Une fracture stratégique, désormais assumée et qui complique déjà la route vers 2027.


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