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Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse qui brigue un nouveau mandat, tenait son meeting de fin de campagne, ce jeudi 12 mars 2026. Les cinq choses à retenir.
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Par David Saint-Sernin Publié le 12 mars 2026 à 23h18
Jeudi 12 mars 2026, devant environ 1200 militants et sympathisants selon les organisateurs, Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse et candidat à sa succession, a donné le ton de sa fin de campagne électorale des élections municipales à Toulouse.
Dans un discours compact, écrit de sa main, seul en scène, et unique protagoniste de cette soirée, le maire sortant, qui livre son dernier combat électoral municipal en tant que tête de liste (il a annoncé que cela sera son dernier mandat, N.D.L.R.), et qui officiait donc à la tribune de ce qui s’avère être son dernier meeting en tant que candidat à une élection municipale (il a annoncé ce jeudi soir qu’il n’y aura pas de meeting entre les deux tours, N.D.L.R.), a martelé ce qu’il considère comme les points forts de sa proposition politique pour Toulouse pour les 7 prochaines années. Il a aussi moqué, puis cogné sur ses adversaires politiques, François Piquemal et François Briançon.
Visiblement assez ému, les yeux parfois rougis, voire humides, il a aussi évoqué son long engagement pour la Ville rose, se livrant de façon personnelle à ses militants, comme rarement durant ces dernières années.
Il n’en a pas oublié l’essentiel à l’attention de ces mêmes militants : « il faut faire le travail sur les trois derniers jours ». Ce qu’il faut retenir.
#1 « Notre seul horizon, c’est Toulouse »
« Notre seul horizon c’est la Garonne, pas la Seine, ni la scène nationale. C’est la différence avec toutes les autres listes en présence… Eux (La Gauche Unie, N.D.L.R.), ils ont Olivier Faure (en référence au meeting de François Briançon qui s’est tenu mercredi soir en présence du premier secrétaire du parti socialiste, N.D.L.R.), nous, nous avons Hélène Nougaro (la fille de Claude Nougaro a apporté son soutien au candidat ces derniers jours, N.D.L.R.), cela veut tout dire ».
Toute la soirée, Jean-Luc Moudenc n’aura eu de cesse de mettre dos à dos sa liste et celles de ses concurrents :
« Quelle est l’équipe la plus ouverte ? Quelle est l’équipe la plus sincère ? Quelle est l’équipe expérimentée ? Nous, nous sommes loyaux vis-à-vis de Toulouse, de son histoire, de son esprit. Nous proposons la protection de nos acquis… qui ne sont pas toujours acquis dans la société actuelle […] Nous proposons des promesses solides, finançables, face aux gratuités à profusion que nous avons entendues et que les mêmes sont toujours là pour payer ».
Le candidat a résumé ainsi sa proposition aux Toulousains : "Nous proposons l'ordre quotidien, le progrès pour l'avenir et la préservation de l'identité toulousaine".

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#2 Il y a « François le petit dur » et « François le grand mou »
Le maire a ensuite mis des gants… de boxe pour envoyer quelques droites à ses adversaires s’en prenant particulièrement au candidat LFI, François Piquemal et à celui de la Gauche Unie, le socialiste François Briançon, renommés respectivement « François le petit dur » et « François le grand mou » sous les huées de la salle :
« Il y a François le petit dur, le candidat mélenchoniste qui est dans cette campagne, avec toute son arrogance, aligné sur leader Maximo (Jean-Luc Mélenchon, N.D.L.R.), et porteur d’une ligne brutale, qui n’est ni démocratique, ni républicaine, un extrémiste dont le programme casserait Toulouse et mettrait nos finances dans le rouge vif ».

Puis, tout aussi offensif sur le socialiste François Briançon :
« Il y a François le grand mou, celui qui dit toujours à ses interlocuteurs ce qu’ils veulent entendre. C’est le spécialiste du camouflage dans une liste où il est en passe de devenir minoritaire ».
Et de résumer : « Ce carnaval ne trompe personne »
#3 Entre les deux tours, il y aura la liste Briquemal »
Jean-Luc Moudenc a également longuement évoqué les deux listes menées par François Briançon et François Piquemal, agitant le chiffon d’une possible fusion entre les deux, ce qui serait selon lui « une gravissime démission morale et politique qui tournerait le dos à un siècle d’histoire socialiste, et radicale socialiste ».
Ce qui se prépare entre les deux tours, c'est la liste Briquemal, une coalition brinquebalante porteuse d'une grande instabilité municipale, quel que soit le François qui dirigerait la municipalité.
Avec toujours cette présentation dissymétrique entre sa liste et celles de ses principaux adversaires :
« Avec nous, il y aura la même équipe municipale entre les deux tours, sans même l’ombre d’un changement. C’est ainsi que nous garantirons la stabilité dans une époque qui en manque tant, et non la bordélisation du conseil municipal à l’image de ce que l’on peut voir à l’Assemblée Nationale ».
#4 « Une élection serrée : chaque voix comptera »
Jean-Luc Moudenc a aussi tenu à prévenir son électorat : « l’élection sera serrée, il faut faire le travail pendant les trois derniers jours. ». Le candidat leur a donné une feuille de route claire dans ce contexte électoral :
« Dans le respect de la loi, je vous demande de parler à votre famille, à vos collègues, à vos voisins, à vos amis, de repérer les seniors qui risquent de ne pas pouvoir se rendre aux bureaux de vote, les jeunes qui n’ont pas pensé à faire une procuration, ou votre entourage qui risque d’être en déplacement le 15 ou le 22 mars. Prenez votre carnet d’adresses, téléphonez… Chaque voix comptera. Si on ne finalise pas notre mobilisation, on le paiera pendant 7 ans ».
#5 « J’aime Toulouse, je lui ai donné l’essentiel de ma vie »
Enfin, visiblement assez ému, Jean-Luc Moudenc a rappelé son engagement pour Toulouse depuis les années. Une profession de foi qui deviendra un testament politique selon le résultat qui sortira des urnes dans quelques jours :
« J’ai donné à Toulouse l’essentiel de ma vie, le jour, le soir, le week-end. Je n’ai pas ménagé ma peine. Tout ça, je l’ai fait pour transformer ma ville, et la préparer aux défis futurs. J’ai été un serviteur de cette ville. Dans le moment actuel, cette sincérité, et cette constance, cette fidélité dans l’engagement est une valeur sûre. Je la propose aux Toulousains.

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