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Par Le Figaro avec AFP
Le 23 mars 2026 à 11h48

L’édile PCF, mis en examen l’an dernier dans un dossier de corruption présumée, a été élu face au RN avec 44,14% des voix. Il s’agit de son quatrième mandat depuis 2009.
Passer la publicité Passer la publicitéÀ 83 ans, Gaby Charroux remporte un quatrième mandat à la mairie de Martigues, vitrine du PCF dans les Bouches-du-Rhône, avec 44,14% des voix contre 35,05% pour le candidat du RN, le député Emmanuel Fouquart. Troisième candidat qualifié pour ce second tour, le LR Jean-Luc di Maria obtient 20,81%.
Né à Bab El Oued (Algérie) le 25 juin 1942 au sein d'une famille de pieds-noirs, cet ancien champion de natation est élevé par sa mère couturière, après le décès de son père en 1944 à la bataille de Monte Cassino. Rapatrié en 1962, il est nommé instituteur, puis conseiller d'orientation dans la Nièvre. En 1972, il s'installe à Martigues avec son épouse Nicole, professeur d'éducation physique, avec qui il aura trois enfants.
Pendant trente ans, il y dirigera le centre d'information et d'orientation (CIO). En 1989, il intègre l'équipe du maire communiste de l'époque Paul Lombard, auquel il succède en 2009. Parallèlement, il est élu conseiller général (2008-12), puis député (2012-2017).
Mis en examen pour favoritisme
Il est réélu en 2020 au premier tour avec 60,93% des voix mais son mandat est terni par un scandale de corruption au sein de la Semivim, le bailleur social de la ville dont il est alors le PDG. À ce titre, Gaby Charroux est mis en examen en avril 2025 pour favoritisme. L’homme se défend de tout dogmatisme, même si ses adversaires dénoncent un fonctionnement «peu démocratique» et «clientéliste».
«J'ai toujours conduit une liste “citoyenne” : je m'en tamponne des partis, et ils le savent même à l'intérieur du mien», assure-t-il avec malice. Dans la zone industrialo-portuaire de l'étang de Berre, près de Marseille, où le RN était en embuscade dans plusieurs villes, la gauche a conservé ses bastions : Miramas, Port-de-Bouc, Berre-l’Étang et Vitrolles.
À l'est de Marseille, la liste d'union de la gauche de Jean-Pierre Squillari a réussi à reprendre la ville d'Aubagne, longtemps communiste, à la droite sortante. En revanche, la gauche a perdu la ville d'Istres, remportée par le divers droite Robin Prétot (59,84%).


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