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Municipales 2026 : À Lyon, Grégory Doucet rejoint par la candidate Insoumise Anaïs Belouassa

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La liste de l’Union de la gauche et des écologistes sera rejointe par la France Insoumise pour contrer Jean-Michel Aulas, au second tour des municipales à Lyon.

Par Maïwenn Furic avec AFP

Grégory Doucet est arrivé en première position au premier tour avec 37,36 % des suffrages exprimés, contre 36,78 % pour Jean-Michel Aulas.

LUDOVIC MARIN / AFP

Grégory Doucet est arrivé en première position au premier tour avec 37,36 % des suffrages exprimés, contre 36,78 % pour Jean-Michel Aulas.

La gauche sera unie au second tour des municipales à Lyon. Le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, a annoncé avoir été rejoint par La France Insoumise, ce lundi 16 mars. L’objectif : contrer l’ancien patron de l’olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, le dimanche 22 mars.

« Le rassemblement autour de Grégory Doucet s’élargit. En responsabilité, les listes de La France insoumise ont, comme ailleurs, rejoint cette dynamique », écrit la liste de l’Union de la gauche et des écologistes dans un communiqué.

Au premier tour, Grégory Doucet est arrivé en première position avec 37,36 % des suffrages exprimés, contre 36,78 % pour Jean-Michel Aulas. La candidate insoumise, Anaïs Belouassa Cherifi, était qualifiée pour le prochain tour puisqu’elle avait fait 10,41 %. Peu après l’annonce des résultats, elle avait fait savoir qu’elle était prête à une « fusion technique avec Grégory Doucet pour que Lyon reste à gauche ».

Les négociations ont été difficiles lundi entre les deux camps. Anaïs Belousassa-Cherifi avait réclamé une place pour ses équipes à la hauteur de son résultat. « Le nombre de places dans la liste doit respecter la proportionnelle », a-t-elle dit à l’AFP.

Une « alliance de la honte » pour Aulas

Cette alliance était déjà vue d’un mauvais œil par l’ancien patron de l’OL, avant même qu’elle ne se concrétise. Après l’avoir qualifiée dès dimanche d’une « alliance de la honte », il a insisté à nouveau lundi sur un accord « honteux ». Cet accord devrait être son principal angle d’attaque pour tenter d’affaiblir son rival d’ici le second tour.

Il a d’ailleurs prévenu qu’il refuserait tout nouveau débat avec son adversaire. « Si vous voulez débattre devant les Lyonnais, alors renoncez à cette trahison (...) Aucun débat de fond véritable ne devrait pouvoir se tenir avec un candidat qui privilégie une alliance électoraliste à l’intérêt supérieur des Lyonnais », a justifié Jean-Michel Aulas, dont la prestation lors d’un premier débat a été vivement critiqué. Les deux hommes devaient s’affronter lors d’un débat télévisé mercredi 18 mars sur France TV et France 3.

La deuxième position de Jean-Michel Aulas a surpris certains, puisqu’il avait longtemps été donné favori dans les sondages. Son avance a fondu pendant les dernières semaines de campagne, notamment suite à ce mauvais débat. Lundi, il a affiché son optimiste et jugé « formidable » d’être « passé de zéro à presque 37 % » de suffrages. « Il y a six mois, nous n’étions même pas engagés en politique », s’est-il félicité. Il a estimé avoir des réserves de voix « partout » pour le second tour.

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