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Le MRC a tranché. Willy Mengue est exclu définitivement du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, par décision approuvée à l’unanimité par le Directoire réuni hier au siège national. La sanction fait suite à une plainte déposée le 12 juin par Joseph Taffo, militant de la Fédération régionale du Littoral 2, pour acte de trahison et insubordination.
Une accumulation de sorties médiatiques jugées déloyales
Le Comité national de médiation et d’arbitrage (CNMA) a rendu sa décision le 29 juin 2026, sous la présidence de Hamadou Amadou Ben Bappa. Cinq membres ont siégé pour examiner le dossier. Le verdict est sans appel.
Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est une série de sorties télévisées de Willy Mengue, sur Info TV et A1 TV, entre juin 2025 et juin 2026. Il y a notamment affirmé qu’il existerait « deux MRC », l’un original et l’autre « in vitro », confisqué selon lui par Maurice Kamto en violation des articles 68 et 29 des statuts du parti. Le président national actuel serait, dans ses propos, « illégal et illégitime ».
Le CNMA lui a laissé quatre jours pour présenter sa défense après la notification du 17 juin. Aucun moyen de défense n’est parvenu au rapporteur avant le 26 juin. Le refus de répondre n’a pas empêché la procédure de suivre son cours.
Une sanction automatique prévue par les textes du parti
Le règlement intérieur du MRC ne laisse pas beaucoup de marge sur ce type de dossier. L’article 81 prévoit l’exclusion automatique dès que des faits comme la trahison, l’insubordination ou la violation répétée des textes du parti sont avérés. Difficile de ne pas y voir une procédure verrouillée d’avance, une fois la plainte jugée recevable.
Le CNMA a retenu que les propos de Mengue, qualifiés d’« irrespectueux, injurieux et mensongers » envers le parti et son président, constituaient un manquement au devoir de loyauté prévu par l’article 8 des statuts et l’article 6 de la Charte de l’éthique. Il lui est aussi reproché d’avoir soutenu la modification de la Constitution du parti sur l’instauration d’un poste de vice-président, et d’avoir qualifié le MRC de parti « tribaliste » lors d’une émission du 12 juin.
C’est un dossier qui traîne depuis plusieurs mois. Mais la sanction, elle, tombe vite et sans ambiguïté.
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Christiane Tamoura Engo
Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.


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