Après un mois de guerre avec l’Iran et ses alliés, les Israéliens font face à une vie quotidienne bouleversée par les tirs de missiles et les alertes constantes. Malgré les difficultés, 78% soutiennent la poursuite du conflit, même si l’enthousiasme initial a légèrement diminué.
Dans le conflit au Moyen-Orient, les Houthis ciblent Israël. Ces rebelles yéménites, alliés de l’Iran, ont attaqué l’État hébreu avec un tir de missile. Un mois après le déclenchement du conflit, quel est l’état d’esprit des Israéliens ?
L'Iran soutenu par les Houthis
Ils sont encore majoritairement en faveur de la poursuite de la guerre contre le régime iranien, même si la vie quotidienne reste difficile. L’entrée en guerre des Houthis aux côtés de l’Iran, qui ont lancé ce samedi un drone et un missile vers le sud d’Israël, risque d’aggraver la situation.
D’autant plus que l’Iran a maintenu une bonne partie de ses capacités balistiques, ayant tiré sept salves de missiles vers l’État hébreu au cours des dernières 24 heures.
Depuis un mois, la vie des Israéliens est rythmée par les fréquentes alarmes signalant l’approche des missiles et invitant à rejoindre rapidement les chambres sécurisées et les abris. Les écoles restent fermées, l’activité économique est au ralenti et la quasi-totalité des liaisons aériennes vers et depuis Israël ne fonctionnent plus.
Dans le nord du pays, la situation est la plus difficile. Les habitants sont confrontés aux tirs incessants de roquettes du Hezbollah libanais et disposent de très peu de temps pour se mettre à l’abri.
La guerre a légèrement amélioré la situation de Benjamin Netanyahou
Malgré ces difficultés, 78% des juifs israéliens soutiennent la poursuite de la guerre, bien qu’ils soient moins nombreux qu’au début de l’offensive à la soutenir fortement.
Politiquement, à quelques mois des élections générales prévues pour l’automne, la guerre a légèrement amélioré la situation de Benjamin Netanyahou dans les sondages, au détriment de ses alliés d’extrême droite, sans modifier les rapports de force entre les coalitions.
L’opposition reste divisée, ses deux principaux dirigeants, l’ancien Premier ministre Naftali Bennett et l’ancien chef d’état-major Gadi Eizenkot, ne parvenant pas à s’entendre pour présenter un front commun.


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