Touchée par les Etats-Unis, qui ont torpillé l'un de ses navires mercredi, l'armée iranienne n'est pas coulée pour autant et conserve des atouts pour garder le contrôle, notamment du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.
La passe d'armes se poursuit au Moyen-Orient. Et ce dans les airs, comme en mer. Un navire iranien a été torpillé ce mercredi par un sous-marin américain au large du Sri Lanka. Une première pour les Etats-Unis depuis 1945.
Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reste perturbé
De son côté, l’Iran affirme avoir touché un pétrolier américain ce jeudi matin dans le Golfe. Mais si la marine iranienne est endommagée, le navire étant présenté comme une de ses pièces maîtresses (en raison d’un arsenal de missiles antinavires et antiaériens), elle n’est pas coulée pour autant. En tout cas, elle dispose encore de certains moyens.
Pour preuve, avant le déclenchement des hostilités, Téhéran disposait d’environ 150 navires, en comptant ceux des Gardiens de la Révolution, en plus d’au moins une vingtaine de mini sous-marins et d’une trentaine de patrouilleurs d’attaque.
De quoi perturber aujourd’hui encore le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, y compris de façon asymétrique avec des petites embarcations de type hors-board, chargées en explosifs. Ces dernières, fabriquées à moindre coûts, constitueraient pour les navires commerciaux une menace au moins équivalente à celle d’une torpille.


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