Après trois semaines de conflit au Moyen-Orient, le géopolitologue Frédéric Encel estime que la stratégie iranienne de frapper les alliés des Américains dans le Golfe est "suicidaire". Il rappelle que la guerre se gagne ou se perd "sur le plan politique" et que les mollahs, s'ils parviennent à rester en place, se retrouveront nécessairement isolés à la table des négociations.
Une stratégie "suicidaire". Depuis trois semaines et le début de la guerre menée conjointement par les États-Unis et Israël contre le régime des mollahs en Iran, Téhéran a opté pour une stratégie d'embrasement de la région. Émirats arabes unis, Koweït, Bahreïn, Qatar, Arabie saoudite, Oman, ou encore l'Irak... Nombreux sont les pays du Moyen-Orient a avoir été attaqué par le régime islamiste.
Véritable stratégie ou balle dans le pied ?
Et si Frédéric Encel note que certains observateurs y voient "une véritable stratégie" pour "faire pression sur Trump" en attaquant ses alliés dans la région, le géopolitologue n'est pas de ceux-là.
Tout d'abord parce que "si vous connaissez quelqu'un capable de faire authentiquement pression sur Trump dans un sens ou dans un autre sur cette planète, vous me le dites parce que moi je ne le connais pas", fait-il remarquer ironiquement.
Mais surtout parce qu'"à la fin des fins, la guerre se perd ou se gagne sur le plan politique". Par conséquent, "si ce régime [des mollahs] devait rester en place, il sera isolé à la table des négociations parce qu'il aura frappé des États dont la quasi-totalité aura pourtant été neutre [dans le conflit]. C'est se tirer une balle dans le pied, c'est suicidaire."


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