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L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir visé une dizaine de sites du Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse à des attaques contre ses soldats. Ces bombardements se poursuivent malgré l'accord-cadre de paix signé fin juin entre Israël et le Liban.
La rédaction avec AFP - Hier à 23:06 - Temps de lecture :
L'armée israélienne a indiqué vendredi avoir frappé la veille environ dix sites d'infrastructure du Hezbollah, ainsi qu'un camion qui aurait servi au transfert d'armes, dans le sud du Liban.
Selon son communiqué, ces opérations répondent à des attaques menées contre ses soldats à l'intérieur de la « zone de sécurité », une bande d'une dizaine de kilomètres qu'Israël occupe en territoire libanais le long de la frontière. L'agence de presse nationale libanaise (ANI) a pour sa part fait état de trois frappes dans la nuit de jeudi à vendredi, près des localités de Baraachit et de Nabatiyeh al-Fawqa. Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans un bombardement à Seddiqine, près de Tyr, selon la même source.
Ces frappes interviennent alors qu'un accord-cadre pour une « paix durable » a été signé le 26 juin à Washington entre Israël et le Liban. Le texte conditionne le retrait israélien au désarmement du Hezbollah, ce que le mouvement pro-iranien refuse. Il prévoit aussi de confier progressivement à l'armée libanaise le contrôle de « zones pilotes » dans le sud, afin d'y permettre à terme le retour des civils. Mais Beyrouth attend qu'Israël entame d'abord son retrait. En déplacement mardi dans la partie sud du Liban occupée par son armée, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé sa position devant les troupes : Israël ne quittera pas la zone tant que le Hezbollah, armé, y sera présent et constituera une menace.
Près de 600 000 déplacés libanais de retour chez eux
Sur le terrain, le cessez-le-feu a toutefois permis un retour massif des habitants. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 600.000 déplacés libanais, soit 646.107 personnes précisément, sont rentrés chez eux depuis la trêve entrée en vigueur le 21 juin. Environ 500.000 autres demeurent déplacés. Le conflit avait jeté sur les routes plus d'un million de personnes. Le retour dans les localités les plus proches de la frontière, largement détruites par les opérations israéliennes, reste néanmoins suspendu à la présence des troupes israéliennes, qu'Israël dit vouloir maintenir jusqu'à dix kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.
Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en attaquant Israël, affirmant riposter à la mort du guide suprême iranien, tué le 28 février lors de frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Israël avait répliqué par une vaste campagne aérienne et une offensive terrestre. Selon les autorités libanaises, près de 4.300 personnes ont été tuées dans le pays. L'armée israélienne a de son côté fait état de la mort de 38 soldats et d'un contractuel civil.


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