Deux hommes, âgés de 61 et 71 ans, ont été mis en examen après les plaintes de 26 anciens enfants placés, pour viols, agressions sexuelles et violences.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 17:50 | mis à jour aujourd'hui à 18:11 - Temps de lecture :

Les deux mis en cause n'ont pas d'antécédents judiciaires. Photo d'illustration Sipa/Patrick Siccoli Les deux mis en cause n'ont pas d'antécédents judiciaires. Photo d'illustration Sipa/Patrick Siccoli

En Moselle, deux hommes ayant accueilli à leur domicile pendant des années des mineurs placés ont été mis en examen après les plaintes de 26 d'entre eux, aujourd'hui majeurs, qui ont dénoncé des viols, agressions sexuelles et violences. Depuis 2022, une « cinquantaine » d'anciens enfants placés par l'Aide sociale à l'enfance (ASE) ont rapporté avoir été victimes dans ce dossier, pour des faits s'étalant entre 1997 et 2017, a indiqué ce lundi le procureur de Sarreguemines, Olivier Glady.

La justice a finalement retenu les témoignages de 14 filles et 12 garçons ayant dénoncé « des viols, des agressions sexuelles, des violences, des privations de soins ou encore des comportements de corruption exercés envers eux par les deux hommes adultes des familles », a précisé le magistrat.

Les deux mis en cause âgés de 61 et 71 ans

Les deux mis en cause, qui n'ont pas d'antécédents judiciaires, étaient membres de deux familles d'accueil différentes - l'une étant la « famille-relais de l'autre ». Placés en garde à vue le 19 août, ils contestent les faits. L'un, âgé de 71 ans, a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs et corruption de mineurs, pour des faits remontant à la période 2009-2016. Il a été brièvement placé en détention provisoire puis remis en liberté sous contrôle judiciaire.

L'autre, âgé de 61 ans, est mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs et corruption de mineurs, entre 2015 et 2017. Il a été placé sous contrôle judiciaire. L'épouse du premier, âgée de 69 ans, a été mise en examen pour non-dénonciation. D'après Le Républicain Lorrain, qui a révélé l'affaire, « le septuagénaire avait été visé par une première plainte pour agression sexuelle sur mineur et exhibition mais elle avait été classée sans suite en 2019 ».

119 - Allo enfance en danger

Toute victime ou témoin de violences physiques, psychologiques, sexuelles ou de négligences sur un enfant peut appeler le 119, confidentiel et gratuit, 7j/7 et 24h/24, même en cas de doute sur une situation.

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