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Invité ce dimanche du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », le ministre de la Justice a dénoncé la « complaisance » de La France insoumise pour la « violence politique ».
Passer la publicité Passer la publicitéIl est peu dire que sa parole était attendue. Quelques heures après le décès de Quentin, étudiant de 23 ans victime d’une violente agression à Lyon (Rhône) en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po, le ministre de la Justice est sorti de son silence. Invité ce dimanche du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », Gérald Darmanin a dénoncé un acte « lâche » au vu des images, présentées comme celles du lynchage, diffusées ce samedi au « 20 Heures » de TF1. « Il a été molesté manifestement », fait valoir le garde des Sceaux, avant de pointer la responsabilité directe de « l’ultragauche » dans ce drame « ignoble », alors que les circonstances exactes des faits n’ont pas encore été établies.
Tout en exhortant son administration à « faire toute la lumière » sur la mort de ce militant nationaliste - chargé ce soir-là, avec d’autres, d’assurer la sécurité des militantes du collectif Némésis -, il a estimé que la virulence de « certains discours politiques » pouvait favoriser le passage à l’acte, tel qu’il se serait produit. Pour autant, là où l’association identitaire met en cause la mouvance antifasciste, notamment le groupuscule la Jeune Garde - dont la dissolution fait l’objet d’un recours administratif - comme étant à l’origine de cette mort, Gérald Darmanin se garde de citer la moindre organisation nommément. Et choisit plutôt d’alerter sur l’état de la « démocratie », qu’il juge de plus en plus « fragilisée ». Selon lui, celle-ci l’est à la fois par les « remises en cause de l’État de droit » et par la transformation de « discours politiques » en appels à la « violence », susceptibles d’entraîner des atteintes « physiques » visant les élus ou des dégradations matérielles contre leurs permanences.
Dans son viseur : La France insoumise (LFI) et les groupes d’ultragauche, qui véhiculent une « violence très débridée, extrême, sur les réseaux sociaux » comme dans l’espace public. En témoigne l’attaque au mortier dont a été victime ce samedi le député Renaissance Karl Olive, alors en campagne municipale à Poissy (Yvelines). Les autorités ont-elles pour autant fait preuve de négligence face aux agissements de l’extrême gauche ? Absolument pas, répond Gérald Darmanin, qui assure que tous les ministres de l’Intérieur ont agi, quelle que soit la sensibilité politique des organisations concernées. « Pendant longtemps, LFI disait que la “police tuait”, là on voit bien que c’est l’ultragauche qui manifestement a tué », a-t-il lancé, appelant le mouvement insoumis - à commencer par Jean-Luc Mélenchon et Rima Hassan - à exprimer de la compassion « pour la famille » de Quentin. Certes, le triple candidat à l’Élysée a évoqué un « drame », mais le garde des Sceaux a regretté un commentaire « pas à la hauteur » du moment.
L’occasion pour lui de fustiger la « complaisance » de LFI à l’égard de la « violence politique » ; un parti qui, à ses yeux, ferait « semblant de ne pas voir qu’elle tue » et dont est député, précisons-le, le fondateur de la Jeune Garde, Raphaël Arnault. « Au commencement était le verbe, mais les mots peuvent tuer. Des esprits simples, des esprits radicalisés peuvent utiliser ces mots pour intervenir dans le champ physique, et assassiner, violenter, menacer », poursuit le ministre de la Justice. Parce que « personne ne doit mourir pour ses idées », il enjoint au pays, en quête de « quiétude » et de « calme » dans ses débats politiques, de faire comprendre aux « partis extrêmes » que « la violence dans les mots mène parfois à la mort ».


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