Neuf personnes suspectées d’être impliquées dans la mort de Quentin Deranque ont été interpellées ce mardi 17 février en fin de journée, dont Jacques-Élie Favrot, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Onze personnes sont encore recherchées.
L’enquête sur le meurtre de Quentin Deranque, agressé jeudi 12 février en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon, progresse, notamment grâce aux témoignages et aux vidéos de surveillance.
Ce mardi soir, la police a identifié six personnes et en a interpellé neuf, de jeunes hommes d’une vingtaine d’années, a confirmé une source proche de l’enquête. L’opération viserait à interpeller au total une quinzaine de personnes, soit l’ensemble du groupe d’assaillants qui s’en est pris aux militants nationalistes, dont Quentin Deranque, à 400 mètres de l’IEP de Lyon.
Jacques-Elie Favrot interpellé
Les personnes interpellées feraient partie de La Jeune Garde, une organisation d’ultra-gauche dissoute en juin dernier.
Parmi elles figure Jacques-Élie Favrot, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, lui-même étudiant à Sciences Po Lyon. Mais à ce stade, on ignore encore s’il fait partie des personnes ayant directement porté les coups à Quentin Deranque. Raphaël Arnault a dit avoir engagé la procédure pour "mettre fin" au contrat de son assistant.
"Mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires. Dès hier avant d'apprendre son interpellation ce soir, nous avons engagé auprès des services de l'Assemblée les procédures pour mettre fin à son contrat. À l'enquête désormais de déterminer les responsabilités", a écrit Raphaël Arnault sur X.


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