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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 16/08/2026 à 19h40
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Une pétition, soutenue par plusieurs députés britanniques, demande l’ouverture d’une enquête publique sur le traitement médiatique qu’aurait subi l’universitaire de 41 ans, ancien professeur à Cambridge, retrouvé mort vendredi. La police ne considère pas son décès comme suspect à ce stade.
Passer la publicité Passer la publicitéPlus de 31.000 personnes, dont plusieurs députés, ont signé une pétition exhortant le premier ministre britannique Andy Burnham à ouvrir une enquête publique sur le harcèlement médiatique dont aurait été victime l'universitaire décédé Jason Arday, ont indiqué dimanche les organisateurs.
La pétition a été lancée par le groupe militant «Good Law Project» après la découverte, vendredi, du corps de Jason Arday, qui avait été nommé il y a trois ans plus jeune professeur noir de l'histoire de l'université de Cambridge.
Le groupe soutenait Jason Arday depuis qu'il avait démissionné, au début du mois, de l'université et de son poste de membre du Jesus College, après que ces deux institutions ont ouvert des enquêtes sur des allégations de plagiat et d'inventions ou d'exagérations concernant son parcours personnel.
La police a indiqué que son décès n'était pas à ce stade considéré comme suspect, semblant privilégier la piste d'une mort naturelle ou d'un suicide et enquêtant pour en déterminer la cause. «Il ne fait aucun doute que la mort tragique du Dr Arday est la conséquence directe, prévisible et prévue du harcèlement médiatique», a écrit le Good Law Project sur son site web. «La couleur de sa peau a joué un rôle déterminant dans ce harcèlement», dénonce le groupe.
Les accusations portées contre Jason Arday, âgé de 41 ans au moment de sa mort, avaient fait l'objet d'une large couverture médiatique dans la presse britannique après qu'un autre universitaire - Nathan Cofnas, qui se définit lui-même comme un «réaliste racial» et qui a été démis de ses fonctions à Cambridge en 2024 - a déclaré en juillet avoir découvert de nombreux cas de plagiat dans les travaux du défunt. Les médias britanniques et les commentateurs de droite se sont emparés de cette polémique, affirmant que Jason Arday, qui a contesté ces accusations, avait indûment bénéficié des politiques en matière de diversité, d'égalité et d'inclusion.
Le Good Law Project a déclaré que «de nombreux signataires» de sa campagne avaient «averti en privé plusieurs médias que leur acharnement à l'encontre du Dr Arday risquait de le pousser au suicide». Une veillée en hommage à l'universitaire décédé doit avoir lieu lundi soir à Trafalgar Square, à Londres


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