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Mort de Daniel Siad, recruteur présumé du réseau Epstein : près d’un mois après, l’autopsie ne donne toujours aucune cause précise

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Près d’un mois après sa mort, Daniel Siad demeure une énigme embarrassante pour les autorités françaises.

Lors d’une intervention diffusée ce 17 août sur BFMTV, son avocate, Me Menya Arab-Tigrine, a confirmé que « les causes de la mort ne sont toujours pas connues ». Elle précise également : « On ne sait toujours pas s’il a été assassiné. » Une déclaration qui confirme que cette possibilité n’est pas formellement écartée à ce stade.

Incroyable ! (cf vidéo ⤵️)

« Les causes de la mort restent mystérieuses ! »…

Près d’1 mois après le décès de Daniel Siad (20 juillet, autopsie le 24 juillet), son avocate révèle ce matin sur BFMTV que « les causes de la mort ne sont toujours pas connues ! »

« On ne sait… pic.twitter.com/98fzKRRqpp

— Florian Philippot (@f_philippot) August 16, 2026

Une autopsie sans réponse immédiate

L’autopsie a été pratiquée le 23 juillet et ses premiers résultats communiqués le lendemain. D’après le parquet de Nanterre, elle n’avait révélé aucune cause immédiate du décès ni trace de violence récente susceptible de l’expliquer.

L’examen avait cependant relevé un état de santé dégradé ainsi que les traces d’un ancien infarctus. Des analyses toxicologiques et anatomopathologiques avaient alors été demandées. Presque quatre semaines plus tard, leur résultat définitif n’est toujours pas connu publiquement. La mort est certaine ; pour le reste, veuillez patienter.



Surveillé, accusé, mais jamais interrogé

Daniel Siad faisait l’objet de plusieurs plaintes, notamment pour viol, accusations qu’il contestait. Selon les éléments publiés après son décès, 24 femmes avaient été identifiées ou s’étaient manifestées auprès des enquêteurs. Siad était surveillé dans le cadre d’investigations portant sur la traite d’êtres humains et la fraude fiscale, mais il n’avait été ni interpellé ni interrogé.

Le décès éteint les poursuites qui auraient pu le viser personnellement. L’enquête sur le réseau présumé continue, assure-t-on. Une mécanique bien française : ne pas entendre un homme vivant, puis expliquer qu’il est malheureusement trop tard lorsqu’il meurt.

Cette chronologie rend encore plus nécessaire un examen public des dysfonctionnements du volet français de l’affaire Epstein. En février, Yaël Braun-Pivet avait écarté la création d’une commission d’enquête parlementaire, invoquant notamment le risque d’interférer avec la justice. Voilà donc le Parlement prié de ne pas enquêter pour laisser travailler une institution qui, elle, n’a jamais interrogé Daniel Siad.



Une commission d’enquête devenue indispensable

Une commission parlementaire n’aurait pas à décider si Daniel Siad a été assassiné, ni à remplacer les médecins légistes. Elle pourrait en revanche établir pourquoi les alertes, les plaintes et les milliers de mentions dans les archives Epstein n’ont jamais conduit à son audition.

Après Jeffrey Epstein et Jean-Luc Brunel, un nouvel homme lié à ce réseau disparaît sans procès et sans confrontation avec ses accusatrices. Les causes de sa mort restent indéterminées et les réponses judiciaires, elles, restent fidèles à leur réputation : tardives, partielles et soigneusement emballées dans le silence administratif.

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