NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Comme tout le monde sur la planète hockey, l’ancien directeur général du Canadien Serge Savard est sous le choc depuis l’annonce du décès de Claude Lemieux, trois jours seulement après que son ancien joueur eut porté le flambeau au Centre Bell dans la cérémonie précédant le troisième match contre les Hurricanes.
Le bureau du shérif du comté de Palm Beach a indiqué avoir été mis au courant d’un suicide présumé dans un magasin de meubles à Lake Park, en Floride, ajoutant que la victime serait Claude Lemieux, copropriétaire du commerce.
Si vous pensez au suicide ou vous inquiétez pour un proche, des intervenants sont disponibles en tout temps au 1 866 APPELLE (1 866 277-3553), par texto (535353) ou par clavardage à suicide.ca.
Tout le monde a été très surpris de son décès après l’avoir vu quelques jours avant, a confié M. Savard au micro de Patrick Masbourian, vendredi, à Tout un matin. Rien ne laissait douter qu’il avait un problème quelconque.
Je lui ai parlé il y a trois semaines, parce que je m’apprête à honorer les gagnants de la Coupe Stanley de 1986 au tournoi de golf au profit de ma fondation en août. Il était très content de venir à ce tournoi. Il m’a dit que les plus beaux moments de sa carrière sportive étaient la conquête de la Coupe en 1986.
La cérémonie du flambeau au Centre Bell marquait, pour Claude Lemieux, comme un retour à la maison, selon Serge Savard.
Claude, c’est aussi quelqu’un qui a bien réussi son après-carrière, a-t-il ajouté, pour mettre en contexte le choc vécu par l’annonce de son décès. Il est devenu agent de joueurs de la Ligue nationale. Je crois que les contrats de ceux qu’il représentait, dont le gardien des Hurricanes Frederik Andersen, valent quelque chose comme 400 millions.
Le décès de Claude Lemieux, un joueur qui affectionnait un style rude et qui était reconnu pour sa combativité, suscite une réflexion sur la santé mentale chez les hockeyeurs, reconnaît Serge Savard.
Un club de hockey n'est pas différent d’une classe d’école de secondaire 1, a-t-il donné en exemple. Tout le monde est différent, tout le monde arrive avec ses problèmes personnels. On ne les connaît pas tous, c’est pour ça qu’on a des spécialistes.
"Moi, je suis fort, je suis capable, je vais m’en sortir moi-même" : c’est probablement la réaction d’à peu près tout le monde [face à ses problèmes personnels, NDLR]. Il faut aller chercher de l’aide, il faut détecter ces problèmes.
Une place au Temple de la renommée?
Serge Savard venait d’être nommé directeur général du Tricolore lorsqu’il a repêché Claude Lemieux au deuxième tour (26e au total) en 1983. Ma politique était de faire le plein de joueurs locaux, québécois, a-t-il expliqué. Il savait qu’il tenait un joueur spécial, différent, comme Patrick Roy.

Claude Lemieux le 22 mai 1986 après avoir inscrit un but gagnant pour le Canadien dans le quatrième match de la finale de la Coupe Stanley contre les Flames de Calgary.
Photo : Reuters / Arne Glassbourg
Claude Lemieux était taillé sur mesure pour les séries. Son parcours l’atteste. Le fougueux attaquant a gagné quatre fois la Coupe Stanley, avec trois équipes : le Canadien de Montréal en 1986, les Devils du New Jersey en 1995, l’Avalanche du Colorado en 1996, et encore les Devils en 2000. En 1995, il a même reçu le prestigieux trophée Conn-Smythe comme meilleur joueur du tournoi éliminatoire.
En 234 matchs de séries, il a inscrit 158 points, dont 80 buts, des statistiques plus éloquentes qu’en saison : 786 points, dont 379 buts, en 1215 matchs.
Serge Savard croit qu’il mérite d’entrer au Temple de la renommée du hockey.
Avec ses Coupes Stanley et l’utilité qu’il a amenées à ses équipes, oui, il mérite d’y aller, a-t-il lancé sans hésitation. Mais ça va être très difficile, parce que les statistiques ne sont pas au rendez-vous. Il est loin de ceux qui ont compté 450 ou 500 buts. Il y a une barre à 1000 points et les gars à 700 ou 800 points, on ne les regarde pas.
Par exemple, Paul Henderson, qui a compté le but le plus important dans l’histoire du hockey au Canada [dans le match décisif de la Série du siècle en 1972, NDLR], n’a jamais pu passer au Temple de la renommée. Moi-même, je l’ai présenté une fois en disant qu’il mérite d’être là, grâce à son impact.
Le Temple de la renommée, c’est un comité d’une vingtaine de personnes. Ça prend 80 % du vote. J’ai siégé pendant 15 ans sur ce comité. Ça devient excessivement difficile, a-t-il conclu.


6 day_ago
33



























.jpg)






French (CA)