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Mort de Chuck Norris, l’acteur américain de « Walker Texas Ranger » avait 86 ans

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Culture 20/03/2026 15:09 Actualisé le 20/03/2026 16:06

La famille de l’ancien champion du monde de karaté, devenu une figure emblématique de la pop culture, a annoncé son décès sur Instagram.

Chuck Norris, ici dans le film « Portés disparus ».

THE CANNON GROUP / GOLAN GLOBUS / Collection ChristopheL via AFP

Chuck Norris, ici dans le film « Portés disparus ».

Il a perdu son dernier combat. Défenseur musclé des valeurs de l’Amérique avant de devenir malgré lui une icône du web, l’acteur américain et champion du monde de karaté Chuck Norris, qui avait été hospitalisé ce jeudi à Hawaï, est décédé à l’âge de 86 ans, a annoncé sa famille, ce vendredi 20 mars.

« C’est avec le cœur lourd que notre famille partage le décès soudain de notre bien-aimé Chuck Norris, hier matin », ont écrit les proches de la star de Walker Texas Ranger, dans une publication sur Instagram, à découvrir un peu plus bas dans l'article.

Avant d’ajouter : « Bien que nous souhaitions préserver l’intimité des circonstances de son décès, sachez qu’il était entouré de sa famille et qu’il s’est éteint en paix. » « Par son travail, sa discipline et sa gentillesse, il a inspiré des millions de personnes à travers le monde et a laissé une empreinte indélébile sur tant de vies », lui rend encore hommage sa famille.

Chuck Norris, star des arts martiaux qui s’est fait une place à Hollywood en jouant dans des films d’action dans les années 1980, avait fêté ses 86 ans la semaine dernière. « Je ne vieillis pas. Je passe au niveau supérieur », affirmait-il dans une vidéo Instagram, le montrant en box en plein soleil le jour de son anniversaire.

Les mèmes sur Chuck Norris

Ce jeudi dans la soirée, le site spécialisé dans l’actu people TMZ a annoncé que l’acteur avait été hospitalisé pour un malaise, « au cours des dernières 24 heures sur l’île de Kauai ». Contactée par l’AFP, son équipe avait refusé de commenter et communiquer sur son état de santé.

« Nous savons que beaucoup d’entre vous avaient entendu parler de sa récente hospitalisation, et nous vous sommes sincèrement reconnaissants pour les prières et le soutien que vous lui avez adressés », a réagi sa famille sur ce problème de santé, avant de réclamer que leur « intimité » soit respectée.

La popularité de l’acteur est intrinsèquement liée à la pop culture. Fin 2005, des internautes américains ont inventé des milliers de mèmes sur cet ancien champion du monde de karaté, devenu le héros des foyers américains après la série Walker Texas Ranger (1993-2001) : ils y raillaient les qualités surhumaines de ses personnages.

Incarner « une image positive »

Après en avoir ri, l’acteur a fini en 2007 par porter plainte contre l’éditeur qui a compilé ces Chuck Norris Facts dans un livre. « Certains des “faits” sont racistes, obscènes ou montrent M. Norris se livrant à des activités illégales », détaillait la plainte.

Et s’il y a bien quelque chose dont Chuck Norris avait horreur, c’est l’illégalité. Car l’acteur à la coupe mulet, capable de briser la nuque de ses adversaires avec la main comme avec le pied, a toujours incarné des héros honnêtes. Qu’il traite de la violence (Sale temps pour un flic), du terrorisme (Invasion USA, Delta Force), de la guerre du Vietnam (Portés disparus, 1, 2 et 3), ce combattant taciturne a défendu sans jamais ciller les valeurs américaines.

« Je ne voulais incarner qu’une image positive », confiait la star au New York Times en 1993. Je voulais qu’on m’aime exactement comme dans la vraie vie. Je ne voulais pas de violence pure. Dans mes films, je n’attaque jamais personne. Je ne provoque pas les problèmes, je les règle. » Au fil de ses rôles, il était devenu ce super-héros distribuant des balayettes contre les méchants au nom d’une Amérique triomphante.

L’incarnation du rêve américain

Chuck Norris était aussi l’incarnation du rêve américain : né dans un milieu défavorisé dans l’Oklahoma le 10 mars 1940 ; son père était un Amérindien alcoolique ; sa mère une Irlandaise qui a élevé seule ses trois fils. « J’étais mauvais élève, timide, pas sportif et mal dans ma peau. Je rêvais que je tabassais ceux qui me traitaient de métis », confiait-il.

Après le lycée, il est parti en Corée avec l’armée, où il a appris le judo et le karaté. Quand il en est rentré, il est passé ceinture noire. En 1968, il a été sacré champion du monde des mi-lourds en karaté, titre qu’il a conservé jusqu’en 1974.

À Los Angeles, où il a vécu avec sa femme et ses deux enfants (il a aussi une fille « illégitime » dont il a appris l’existence plus tard), il a ouvert plusieurs écoles de karaté, et rencontré l’acteur Steve McQueen. Une rencontre décisive : « Steve pensait que je devrais essayer le cinéma : “Tu as cette intensité dans le regard quand tu combats qui pourrait plaire et te rapporter gros !” »

Après un essai timide en 1968 dans Matt Helm règle son compte, Bruce Lee lui a offert son premier vrai rôle dans le cultissime La Fureur du dragon, en 1972. Chacun se rappelle avec une larme d’émotion leur combat à mort dans le Colisée de Rome, d’après l’AFP.

Soutien de « Bibi Netanyahu »

À la ville, Chuck Norris, remarié en 1998 à une ancienne mannequin de 23 ans sa cadette, a défendu les valeurs républicaines. En 2012, ce chrétien évangelique a appelé à voter Mitt Romney, prédisant « mille ans de ténèbres » si Barack Obama était réélu. « Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et voir notre pays aller vers le socialisme », imaginait-il.

En 2013, torse nu et le poing ganté de cuir dans une vidéo, il a offert son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Vous pensez peut-être que je suis un homme fort dans mes films, mais dans un environnement difficile comme celui du Proche-Orient, Israël a son propre homme fort : Bibi Netanyahu », estimait-il.

Après l’apparition d’un sosie de lui lors de l’assaut du Capitole en 2021, l’octogénaire, qui a survécu à deux infarctus en 2017, a été contraint de nier sa présence à Washington. « La violence n’a pas sa place en société. Je suis et serai toujours du côté de la loi et de l’ordre », assurait-il.

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