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Par Esther Paolini
Le 24 décembre 2025 à 12h25
«Peut-être que certains lieux n’ont pas donné lieu à suffisamment d’investigations», envisage l’avocat de la grand-mère du petit Emile Soleil.
Passer la publicité Passer la publicitéUn «complément d’enquête» selon les mots de Me Julien Pinelli, représentant la grand-mère du petit Émile Soleil. Lors d’une interview à nos confrères de RTL ce mercredi matin, l’avocat a annoncé que sa cliente réalisait actuellement un certain nombre de travaux en vue d’aider les gendarmes en charge de l’enquête sur la mort de son petit-fils. Elle remettra des «notes» à la justice en janvier.
«Il ne s’agit pas de critiquer ou de remettre en question le travail des enquêteurs [qui ont réalisé] une somme de travail absolument admirable», tient à préciser d’emblée le pénaliste aixois. Sa démarche vise d’avantage à «compléter par des éléments dont peuvent disposer mes clients qui connaissent très bien les lieux», en l’occurrence le Haut-Vernet. Me Pinelli fait savoir qu’il s’est rendu sur place avec sa cliente car «peut-être que certains lieux n’avaient pas donné lieu à suffisamment d’investigations», envisage-t-il.
Demandes d’acte complémentaires
À la suite de ce déplacement, la grand-mère du petit Emile souhaite remettre «courant janvier» au magistrat instructeur «d’une part des notes qui sont la somme de nos réflexions et de nos travaux sur place, et plus directement, des demandes d’acte complémentaires», annonce l’avocat. Pour l’heure, nous n’avons pas d’informations plus précises sur les points qui nécessiteraient, selon cette partie civile, des investigations supplémentaires.
Cette annonce intervient alors qu’une perquisition a récemment eu lieu au sein de la résidence secondaire des grands-parents, au Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Selon BFMTV qui a révélé l’information, deux vélos y ont été saisis le 16 décembre. Interrogé à ce sujet, Me Pinelli affirme qu’il s’agit pour les gendarmes de «fermer des portes». «Si ces objets ont été saisis, ils ne présentaient pas non plus une importance majeure», s’avance-t-il, puisqu’ils étaient présents dans la maison depuis la disparition de l’enfant.
«Traumatisme facial violent»
C’est au Haut-Vernet que le garçonnet de deux ans et demi a disparu le 8 juillet 2023, au lendemain de son arrivée chez ses grands-parents pour des vacances. Pendant neuf mois, et malgré plusieurs jours de battues et ratissages, l’enquête n’a rien donné de concret jusqu’à la découverte fortuite, fin mars 2024 par une promeneuse, du crâne et de dents de l’enfant, à environ 1,7 km du hameau.
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Un an plus tard, coup de théâtre, les grands-parents d’Emile et deux de leurs enfants majeurs sont placés en garde à vue pour «homicide volontaire» et «recel de cadavre» avant d’être relâchés 48 heures plus tard car «les charges n’étaient pas suffisantes» pour d’éventuelles poursuites, selon le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon. Depuis, l’enquête a permis d’établir qu’Emile a été victime d’un «traumatisme facial violent», évoquant «la probable intervention d’un tiers», selon le magistrat, soulignant que la piste familiale n’était «pas refermée».


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