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Élu maire de Plescop dès le premier tour, Benoît Lalys aura pu faire carrière dans le football professionnel. Mais un événement personnel a tout fait basculer.
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Par Gilles Queffélec Publié le 20 mars 2026 à 22h43
C’est l’une des surprises du 1er tour des élections municipales dans le Morbihan. Arrivé un peu de nulle part, Benoît Lalys, néophyte en politique, a renversé la majorité à Plescop alors qu’il y avait trois listes. Et dire que plus jeune, ce natif de Vannes aurait pu faire carrière dans le football professionnel. Rencontre.
Du Véloce Vannetais à l’US Dunkerque
À Plescop, on imaginait déjà un second tour. Finalement, il n’y en aura pas. Benoît Lalys a raflé la mise avec 57,5 % des suffrages. Samedi 21 mars à 9 h 30, il sera intronisé maire de Plescop.
Et dire qu’il y a encore quelques mois, personne ou presque ne connaissait ce père de famille de deux grands garçons âgés de 22 et 28 ans. Il faut dire qu’à aucun moment, Benoît Lalys n’avait programmé dans sa vie de citoyen d’être un jour, un élu local.
« Très tôt, j’étais plutôt destiné à faire carrière dans le football ».
Né à Vannes, le 1er mai 1975, Benoît Lalys a grandi à Poulfanc sur la commune de Séné et va rapidement montrer de belles qualités, ballon au pied. Le jeune attaquant qu’il est, fait ses armes au Véloce Vannetais et à 15 ans, il est repéré par le centre de formation de l’US Dunkerque dont l’équipe fanion évolue en 2e division.
Deux ans plus tard, un certain Jacky Lemée, ancien footballeur qui a notamment évolué à l’Olympique de Marseille, au FC Metz ou encore au SCO d’Angers, devenu entraîneur, le contacte pour qu’il le rejoigne à l’US Orléans. Les portes du football professionnel s’ouvrent à Benoît Lalys qui atteint tout juste la majorité.
La disparition trop tôt de son père
Mais au même moment, un événement dramatique va changer sa vie. « J’ai perdu mon papa, victime d’un cancer. Il avait 50 ans ; j’en avais 18. Je suis revenu chez moi en Bretagne pour être près de ma famille ». Encore aujourd’hui, à 55 ans, on sent l’homme toujours autant touché par cet épisode.
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S’en est alors fini du football professionnel. Benoît Lalys va continuer à jouer mais sa chance d’évoluer au plus niveau est passée. Il raccrochera définitivement les crampons à l’âge de 22 ans.

Dès lors, lui qui n’a pas fait de grandes études, entre chez Pinault Bois et Matériaux à Redon en tant que manutentionnaire. C’est là qu’il rencontre sa future épouse, Françoise. Et il va grimper les échelons, un à un, pour devenir vendeur commercial, puis chef des ventes avant de passer responsable de site à Guérande.
« J’ai ensuite démissionné et décidé de reprendre la Société d’Aluminium de Bretagne Brient à Landévant. » Il va développer son entreprise, relancer une autre (Bretagne Métal en 2015) et s’entourer de 80 salariés. Tout roule pour Benoît Lalys mais en 2024, il décide de vendre mais garde sa holding où il développe une activité de conseil en entreprise.
En 2020, la majorité municipale le contacte
Loin de la politique mais proche des décideurs, à Plescop où il s’est installé en 1996, l’homme se tisse un bon réseau. Et avant les élections municipales de 2020, la majorité déjà emmenée par Loïc Le Trionnaire et Pierre Le Ray – celui qu’il affrontera 6 ans plus tard – lui propose de la rejoindre. « Mais je n’étais pas encore prêt ».
Il n’y aura qu’une liste finalement et Loïc Le Trionnaire retrouve son fauteuil de maire sans souci.
Mais Benoît Lalys a mis un premier pied dans un monde qu’il découvre. Lui qui se dit « très éloigné » , voire désabusé par les partis politiques et leurs représentants nationaux (NLDR : au sein de son équipe, la charte interdisait d’être encarté), a surtout du « dynamisme à revendre pour ma commune ».
« Je ne suis pas dans la critique à outrance. Je pense que les Plescopais (es) avaient envie de changement. »
Et de poursuivre : « J’ai senti durant la campagne un bel élan autour de moi et au sein de ma liste. Les électeurs nous ont fait confiance. Cela va être maintenant à nous d’agir pour ne pas les décevoir. »
Sur les terrains de football, Benoît Lalys qui vit de challenges, n’était pas un attaquant pour rien. Désormais maire, il n’a qu’une envie : concrétiser ses actions et toujours marquer des buts !
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