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Qualifiés, pourquoi les nouveaux arrivants francophones de la région n'arrivent-ils pas à trouver un emploi, dans leur domaine, rapidement? C'est la question à laquelle le Réseau en immigration francophone du Centre-Sud-Ouest de l'Ontario (RIFCSO) a souhaité répondre à l'occasion de l'édition 2026 de son Forum régional.
Tenu à Brampton ce vendredi sans le cadre de la Semaine nationale de l'immigration francophone, l'événement a réuni intervenants communautaires, employeurs, partenaires institutionnels et nouveaux arrivants francophones pour échanger sur leurs défis d'intégration économique dans la région et sur les moyens d'accélérer ce processus.
Si le sujet trottait dans la tête des organisateurs depuis pas mal de temps, pour le directeur du RIFCSO, Alain Dobi, c'est le rapport portant sur les résultats de l'évaluation des programmes d'immigration économique fédéraux à l'intention des travailleurs hautement qualifiés d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et publié en juin 2026 qui est venu confirmé le choix de la thématique de cette édition.
On se dit : "Pourquoi est-ce que, malgré qu'ils soient qualifiés, malgré que les critères de sélection au niveau de l'IRCC sont pas mal très très serrés et qu'ils arrivent à franchir ces différentes étapes, comment se fait-il qu'ils prennent autant de temps pour pouvoir trouver un emploi, non seulement dans leur domaine, mais également des emplois qui leur permettent de vivre décemment?", explique-t-il.

Alain Dobi est directeur du Réseau en immigration francophone du Centre-Sud-Ouest de l'Ontario.
Photo : Radio-Canada
Pourtant M. Dobi croit que le fait d'être bilinguisme pour les nouveaux immigrants francophones qualifiés devrait être une plus-value. Il y a une espèce de paradoxe qu'on essaie de comprendre tout simplement.
Pour le directeur du RIFCSO, plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation. S'il reconnaissait à l'ouverture du Forum que de nouveaux facteurs expliquant la situation pourraient être l'identifier, il souhaitait que les résultats de l'événement soient avant tout sur le terrain.
Peut-être qu'il y a des recommandations à faire [et] on va le faire au niveau des municipalités, au niveau de la province et au niveau du fédéral, mais, parallèlement à ces recommandations, c'est de voir nous, concrètement, en tant qu'acteur sur le terrain, est-ce qu'il y a des choses qu'on est capables de faire?, questionne-t-il.
On a beaucoup d'espoir qu'au sortir du forum, on va arriver avec deux ou trois bonnes recommandations, mais également quelques pistes d'action qui vont constituer, j'ai envie de dire, le plan d'action du réseau et de ses partenaires pour les deux, trois prochaines années, conclut-il.
Avec les informations de Kim Taï Franco


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