Destituée quelques jours après le concours de Miss France 2026 pour une vidéo insultante, Aïnhoa Lahitete, ex-Miss Aquitaine, a raconté cet épisode à Sud-Ouest. Le jeune Basque estime que l'on « fait tous des erreurs dans la vie, mais je l’ai payée très cher ». Et dénonce un « cyberharcèlement ».

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 16:18 | mis à jour aujourd'hui à 16:33 - Temps de lecture :

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Aïnhoa Lahitete s'est retrouvée prise dans une tempête médiatique après le concours de Miss France 2026. Celle qui était Miss Aquitaine 2025 a été destituée, tout comme Julie Zitouni, Miss Provence 2025, après des propos injurieux tenus à l’encontre des 12 Miss demi-finalistes, lors d’une vidéo privée pendant la soirée d’élection. 

En cause, une vidéo relayée sur les réseaux sociaux dès le lendemain du concours, dimanche, par l'influenceur Aqababe. Vidéo issue du compte privé de Miss Aquitaine, Aïnhoa Lahitete. On y voit la jeune femme, déçue de ne pas figurer parmi les Miss du Top 12 du concours, se filmer en déclarant « Désolée mais qu’est-ce que c’est que ce top 12 ? Je ne veux pas faire ma rageuse mais c’est quoi ce top 12 ? »

Arrive alors Miss Provence, par-dessus l'épaule de Miss Aquitaine, répondre à son acolyte : « Que des grosses p*tes ! », avant de lui faire une bise. Et Miss Aquitaine de la reprendre : « Pas toutes, mais beaucoup ! »

« J'ai été trahie »

Aïnhoa Lahitete est revenu ce week-end sur cet événement, dans les colonnes de Sud-Ouest et explique comment la vidéo « pour un cercle privé » est devenue publique (et virale). « J’ai été trahie », estime-t-elle, expliquant que la vidéo « a été envoyée à un groupe de filles qui m’avaient harcelée au lycée et qui l’ont transmise de manière malveillante à un blogueur très connu pour les polémiques », poursuit-elle, faisant référence à Aqababe.

Aïnhoa Lahitete, ex-Miss Aquitaine 2025. Photo Sipa

Aïnhoa Lahitete, ex-Miss Aquitaine 2025. Photo Sipa

Elle confesse une « grosse erreur » et avoir « eu la malheureuse idée de prendre mon téléphone dans les coulisses, à chaud ». « M’être filmée comme ça, c’était très bête », regrette-t-elle. 

« Je suis jeune. On fait tous des erreurs dans la vie, mais je l’ai payée très cher. Trop cher. Je me suis excusée, je m’excuse encore », ajoute-t-elle, soulignant avoir subi un « énorme cyberharcèlement ». « C’est allé jusqu’à des menaces de mort sur les réseaux, Tik Tok, Instagram », dit-elle. Elle a porté plainte.

« Tout ça m’a éteint. Je ne sors plus, j’ai peur, j’ai honte », résume-t-elle. « J’arrive à vous parler aujourd’hui, parce que c’est un peu retombé et que j’ai réalisé que je n’avais pas tué quelqu’un. »

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