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Les ressortissants congolais représentent aujourd’hui les premiers demandeurs d’asile dans l’archipel. Une situation qui agace le gouvernement, qui a brandi la menace du controversé « système de bonus-malus sur l’aide publique au développement » comme réponse au flux migratoire.
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En visite à Mayotte fin août 2026, Sébastien Lecornu a reproché à certains pays de ne pas faire assez en matière de contrôle migratoire. La République démocratique du Congo (RDC), nommément mise en cause par le premier ministre français Sébastien Lecornu lors de sa visite à Mayotte le 26 août, va-t-elle faire les frais du « système de bonus-malus sur l’aide publique au développement » sur lequel planche le gouvernement ? L’objectif est de stopper la montée du flux migratoire en provenance, notamment, de ce pays de la région des Grands Lacs, quatrième Etat le plus peuplé d’Afrique (116 millions d’habitants).
Kinshasa est dans le collimateur des autorités françaises. Lors de cette même visite à Mayotte, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dit « attendre qu’ils [les Congolais] appliquent mieux qu’il ne l’est actuellement l’accord de réadmission [de leurs ressortissants en situation irrégulière, signé en avril 2021] ». « Pendant des années, le flux migratoire ne venait que des Comores ; désormais, pour des raisons géopolitiques liées aux guerres et à des phénomènes climatiques, il faut traiter un nouveau flux qui provient d’un certain nombre de pays de l’Afrique des Grands Lacs », a expliqué Sébastien Lecornu.
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