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Afin de « réduire les craintes et les angoisses », le maire démocrate de la ville, John Whitmire, a déclaré que les forces de l’ordre locales ne contacteraient la controversée police de l’immigration que lorsqu’une personne sera arrêtée pour un délit passible d’emprisonnement et non pas lors de contrôles.
Lors d’une veillée en hommage à Lorenzo Salgado Araujo, un ressortissant mexicain tué par un agent de la police de l’immigration, à Houston (Texas), le 8 juillet 2026. Le vent continue de tourner au Texas après des midterms qui ont vu les démocrates l’emporter largement dans le pays, et s’imposer dans cet immense Etat américain du Sud. La ville de Houston a annoncé limiter sa coopération avec la police fédérale de l’immigration (ICE), élément majeur et controversé de la politique migratoire de l’administration Trump à laquelle les démocrates s’opposent.
Au cours d’une conférence de presse, vendredi 6 novembre, le maire démocrate de Houston, John Whitmire, a déclaré que les forces de l’ordre locales ne contacteraient l’ICE que lorsqu’une personne serait arrêtée pour un délit passible d’emprisonnement et non pas lors de contrôles. « Le but est de réduire les craintes et les angoisses, non seulement pour nos communautés, mais dans tout Houston », a affirmé l’édile.
La ville s’en prendra aux immigrants « qui représentent un danger, et non à ceux qui vaquent à leurs occupations familiales, travaillent et étudient ». En cas d’incident routier, « on leur donne une contravention ou un avertissement, et ils reprennent leur route », a ajouté M. Whitmire.
Historiquement bastion républicain, le Texas a élu le 3 novembre la démocrate Gina Hinojosa, qui s’est imposée face au gouverneur sortant et allié de Donald Trump, le républicain Greg Abbott. Le poste de gouverneur était occupé par un républicain – dont le futur président américain George W. Bush (1995-2000) – depuis plus de trente ans.
Un Mexicain tué par l’ICE à Houston
En avril, Greg Abbott avait menacé de retirer 110 millions de dollars (près de 99 millions d’euros) de subventions à la quatrième plus grande ville du pays, qui avait déjà voulu limiter la coopération avec ICE. Les autorités locales avaient cédé.
« Voici le maire de Houston qui plaide directement pour des politiques qui vont protéger certains des pires criminels des Etats-Unis », a réagi le compte officiel de l’ICE sur X.
Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, son administration a mené une offensive anti-immigration, notamment au Texas, Etat frontalier avec le Mexique, où l’ICE a mené des raids avec des agents, aux méthodes souvent jugées brutales.
En janvier, la mort de deux citoyens américains, Renée Good, une mère de famille de 37 ans, et Alex Pretti, un infirmier du même âge, abattus par des agents fédéraux alors qu’ils étaient témoins des vastes opérations menées à Minneapolis (Minnesota), dans le nord des Etats-Unis, avait suscité l’indignation à travers le pays.
En juillet, le Mexicain Lorenzo Salgado Araujo a été tué par balles par un agent de l’ICE à Houston. Dans la même ville en octobre, le Mexicain Miguel Parra Hernandez avait été percuté par un agent en voiture. Depuis ces événements, la métropole texane est régulièrement le théâtre de manifestations contre la politique d’immigration de Donald Trump.
Le Monde avec AP et AFP


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