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Midterms 2026 : comment Barack Obama et les Clinton se mobilisent pour les démocrates

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Les trois anciens cadres du parti Démocrate reviennent sur le devant de la scène pour tenter de récupérer les deux chambres, aux mains des Républicains, à l’occasion des élections de mi-mandat du 3 novembre.

Certains diront il était temps. D’autres estimeront que ce retour en campagne était inévitable. À moins d’un mois du scrutin, Hillary Clinton, Bill Clinton et Barack Obama entrent officiellement en campagne pour les démocrates dans les élections de mi-mandat, qui auront lieu le 3 novembre.

Il s’agit de «l’une des élections les plus marquantes de l’histoire» des États-Unis, juge Barack Obama dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Les deux chambres du Congrès sont aujourd’hui aux mains des Républicains. L’objectif des Démocrates est donc la bascule de l’une, voire des deux chambres.

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Mais pour Romuald Sciora, essayiste franco-américain et directeur de l’observatoire politique et géopolitique des États-Unis à l’IRIS, la mobilisation de Barack Obama et du couple Clinton est tardive. «Le parti de l’âne n’a jamais aussi bien porté son nom», soulève-t-il. «Aucune grande voix du parti Démocrate ne s’est véritablement levée depuis deux ans face aux attaques de Trump envers la démocratie américaine. Les seules oppositions viennent de la part des républicains modérés ou du pape Léon XIV», pointe le New-Yorkais.

Les Clinton

Hillary Clinton s’est alors engagée dans la diffusion des idées démocrates à travers High Stakes, un podcast dont le premier numéro a été publié le 14 octobre. Dans cette série de six épisodes qui doit accompagner la campagne jusqu’à la mi-novembre, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2016 collabore avec la journaliste podcasteuse Kara Swisher. Les discussions portent notamment sur le coût de la vie, la santé, les dépenses politiques des milliardaires et les élections sénatoriales.

Quant à Bill Clinton, président des États-Unis de 1993 à 2001, il organise son premier déplacement en Floride le 20 octobre afin de soutenir David Jolly, candidat démocrate au poste de gouverneur de l’État, face au républicain Byron Donalds. Dans cette course particulièrement observée, son objectif est, dans une certaine mesure, «d’appeler les hispaniques qui avaient choisi Trump en 2024 à voter pour David Jolly», un républicain repenti, qui a rejoint le parti Démocrate en 2025, souligne Marie-Christine Bonzom, politologue et correspondante de la BBC à Washington de 1989 à 2018. «L’establishment démocrate a décidé, d’une part, d’appuyer des candidats radicaux qui font débat, y compris au sein du parti, comme Abdul El-Sayed et, d’autre part, déployer les plus grandes figures pour demander aux donateurs, déçus de la défaite de Kamala Harris, de mettre la main à la poche », poursuit-elle.

«Hope and Change»

C’est en partie cette double mission dont se charge Barack Obama. Il est le seul des trois ténors à afficher son soutien à Abdul El-Sayed, une figure contestée du Michigan, souhaitant notamment abolir l’ICE et stopper tout soutien militaire à Israël. L’ancien président fera campagne à ses côtés, le 24 octobre à Détroit. Ce qu’avait déjà entrepris Kamala Harris au mois de septembre. « En faisant campagne pour El-Sayed, Obama veut convaincre les électeurs noirs de voter pour un candidat envers lequel ils sont réticents et il place l’intérêt électoral du parti avant tout, laissant toute résolution du conflit idéologique et programmatique avec les socialistes radicaux pour après l’éventuelle reconquête du Congrès », indique Marie-Christine Bonzom. S’ajoute à cela une récolte de plus de 13 millions de dollars de la part du prix Nobel de la paix, réalisée grâce à une demi-douzaine de rassemblements. Dans de nombreux spots publicitaires, il affiche son slogan, fidèle à celui de sa première campagne présidentielle, en remettant au goût du jour le mot qui l’a fait naître aux yeux du monde entier : «Hope». Pour 2026, il ajoute le terme «Change». Dans une vidéo épinglée sur le compte Instagram du parti Démocrate, Barack Obama se dit «dynamisé par les millions d’Américains qui prennent position et réclament le changement, même lorsque c’est difficile. C’est ça, l’espoir». L’ancien président de 2009 à 2017 ne mentionne jamais le président Trump par son nom, mais exprime son avis sur les difficultés des deux dernières années.

L’inflation a atteint 3,7% sur un an en septembre, conséquence directe de la guerre en Iran et de la hausse des prix du pétrole. D’après les sondages américains, les démocrates devraient obtenir la majorité des 435 sièges de la Chambre des Représentants. Reste à conquérir le Sénat, qui dispose actuellement de 53 républicains. Pour l’emporter, le parti de l’âne doit conserver ses sièges et en récupérer 4 aux républicains. «L’objectif des démocrates est leur victoire mais il s’agit plutôt d’observer ce scrutin comme un vote contre la politique de Donald Trump», souligne Romuald Sciora.

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