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Michel Drezen enquête sur la santé en France : « Nous avons été dupés par des décennies de désinformation alimentaire » [Interview]

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Une enquête sur la santé en France par un enquêteur policier expérimenté (commandant divisionnaire) qui va faire « couiner » * le monde mafieux médical qui ne fait que répéter sans réfléchir ce que les laboratoires et chercheurs aux nombreux conflits d’intérêts veulent imposer à la masse docile.

* Les médecins imbus de leurs études « psittacistes » vont devoir descendre de leurs perchoirs et donc être moins « cons-descendants ».

Les lecteurs de PG orientés santé depuis la plandémie trouveront dans cet ouvrage matière à réflexion.

Il n’est ni médecin ni chercheur. Commandant divisionnaire honoraire de la Police nationale, Michel Drezen a appliqué à la science nutritionnelle ce qu’il a pratiqué toute sa vie : l’enquête.

Point de départ, le cancer de sa femme en 2016 — aujourd’hui en rémission totale. Résultat, après plusieurs années de travail et l’analyse de plus de 250 études scientifiques validées par des institutions internationalement reconnues : un livre fleuve publié aux éditions de L’Artilleur, En-quête de santé — ce que disent vraiment les études scientifiques, paru le 11 mars 2026.

Un ouvrage qui dynamite méthodiquement les piliers de la nutrition officielle — les fibres « indispensables », le microbiote présenté comme notre meilleur ami, les graisses saturées diabolisées depuis cinquante ans, les céréales complètes érigées en aliment-santé. Michel Drezen, aux origines bretonnes comme l’indique son nom, va plus loin encore, jusqu’à remettre en question la théorie virale elle-même. Provocateur ? Peut-être. Mais armé de références. Nous lui avons posé les questions qui dérangent.

Breizh-info.com : Vous êtes ancien commissaire de police, pas médecin ni nutritionniste. Certains pourraient dire que vous n’êtes pas légitime pour remettre en cause des décennies de recommandations officielles. Comment répondez-vous à ceux qui estiment que la nutrition doit rester l’affaire des experts ?

Michel Drezen : Je suis « commandant divisionnaire honoraire » de la Police Nationale. J’appartenais, par conséquent, au « corps de commandement » et non au « corps de conception et de direction », celui des commissaires. Ces derniers ne mènent pas d’enquête, ce n’est pas dans leurs attributions, contrairement à ce que l’on peut voir dans des films ou des séries télévisées, voire des romans. Je suis, par ailleurs, titulaire d’un diplôme de « nutritionniste », certifié par la Fondation ASCA qui délivre des labels de qualité aux thérapeutes depuis plus de 30 ans en Suisse. Les experts reprennent, généralement, tous les poncifs connus en nutrition : les « bonnes fibres », un « bon microbiote », des « céréales complètes », de « bons oméga 3 et oméga 6 végétaux », une modération des graisses animales « saturées ». Des « idées reçues » que j’examine à l’aune d’une réalité biologique rapportée dans de très nombreuses études scientifiques. La nutrition, en lien avec la santé, reste une affaire personnelle à la seule condition de comprendre les mécanismes en jeu. C’est ce que mon livre développe au fil de ses différents chapitres. Chacun pourra ainsi comprendre ce qui lui est favorable et ce qui nuit à sa santé.

Vous affirmez que nous avons été « dupés par des décennies de désinformation alimentaire ». Ce mot est fort. Est-ce selon vous une désinformation organisée, avec des responsables identifiables — lobbies agroalimentaires, institutions —, ou s’agit-il davantage d’une dérive progressive de la science sous pressions économiques ?

Michel Drezen : Pour être honnête, je dirais qu’il y a un peu de tout ceci. Des chercheurs sincères qui peuvent tirer de mauvaises conclusions, en relation avec les connaissances de l’époque, et des personnes intéressées cherchant à maximiser des profits.

Vous remettez en cause le dogme des fibres et des céréales complètes, présentés depuis cinquante ans comme des piliers de la bonne santé. Quelles sont les études scientifiques les plus solides qui étayent votre thèse — et pourquoi la communauté médicale officielle ne les a-t-elle pas intégrées ?

Michel Drezen : L’idée que les « fibres » sont « bonnes pour la santé » vient d’une simple hypothèse, « l’hypothèse Burkitt», du nom d’un chirurgien britannique qui travaillait en Ouganda à la fin des années 1960. Il avait fait le constat que ses patients africains présentaient moins de cancers colorectaux, ou de diverticulites, que ses compatriotes de Grande-Bretagne. D’une simple « observation », sans aucune étude spécifique à la clé, est né le « dogme » des fibres « bonnes pour la santé ». Je montre dans mon livre, toutes études scientifiques à l’appui, comment la consommation de fibres, fermentées par les bactéries du côlon, peut être néfaste pour la santé, allant des symptômes du côlon irritable au SIBO (la prolifération bactérienne intestinale), voire au cancer colorectal. Pour les « céréales complètes », ou simplement les « céréales » d’une manière générale, ce sont les « anti-nutriments » qu’elles contiennent qui les rendent mauvaises pour la santé humaine, malgré, hélas, la saveur inégalée d’un pain frais et croustillant ou d’un far breton. Je fais l’inventaire de ces anti-nutriments dans mon livre avec, pour chacun, leurs effets délétères sur la santé (l’acide phytique, l’agglutinine de germe de blé, les inhibiteurs de l’alpha-amylase et de la trypsine, le gluten et la forte charge en amidon). Cette question « pourquoi la communauté médicale officielle n’a-t-elle pas intégré les études scientifiques », en lien avec ces effets nocifs, est une question dérangeante. Les céréales sont une source d’énergie pour la majorité de la population mondiale et il n’est pas du tout certain qu’une alternative à celles-ci existe pour nourrir 8 milliards d’êtres humains, année après année, dans les conditions agro-industrielles d’aujourd’hui. La « permaculture » passe sous les radars mais, peut-être, y reviendra-t-on.

Votre livre avance que le microbiote intestinal, présenté partout comme la clé de notre santé, pourrait en réalité être « notre pire ennemi ». C’est une affirmation qui va à contre-courant de tout ce qu’on entend aujourd’hui. Pouvez-vous développer ce point et citer les études sur lesquelles vous vous appuyez ?

Michel Drezen : Je vais répondre à cette question par une autre question. Comment, et par quel biais, chacun d’entre nous sait-il que le « microbiote intestinal » est la « clé de notre santé » ? Interrogez-vous sur vos « propres sources ». Un mensonge répété mille fois se transforme-t-il en vérité ? La « répétition » génère des croyances très profondes. Et c’est encore, toutes preuves scientifiques à l’appui, que je viens, dans mon ouvrage, démontrer que le microbiote intestinal n’est pas si inoffensif que celui que l’on nous décrit naïvement. D’ailleurs, l’organisme humain se protège « au maximum » de ces bactéries colonisatrices à l’aide de mécanismes très sophistiqués et puissants, tellement le danger bactérien est omniprésent. Il n’existe pas de « bonnes » ou de « mauvaises » bactéries. Il y a celles qui sont contenues dans nos « extérieurs », qui restent alors inoffensives, et celles qui parviennent, avec leurs toxines, à dépasser nos défenses mises en place pour les contenir, et qui provoquent alors inflammation et maladie.

La glycation est au cœur de votre analyse. Ce mécanisme est bien documenté dans le contexte du diabète, mais vous l’étendez à l’ensemble des maladies chroniques et du vieillissement. Où se situe la frontière entre ce qui est scientifiquement établi et ce qui relève encore d’hypothèses à confirmer ?

Michel Drezen : La « glycation non enzymatique des protéines » est à l’œuvre à chaque instant dans notre organisme, plus ou moins intensément, selon le « taux de glucose sanguin ». C’est le constat et la conclusion de l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la « glycation », Michael Brownlee, professeur à l’Albert Einstein College of Medicine, aux États-Unis. Cette « glycation » devrait être connue de chacun ; elle ne l’est pas. Elle est sans doute la clé de compréhension des maladies dites « civilisationnelles ». Une fois encore, toutes les explications détaillées figurent dans mon ouvrage. La « glycation » n’est pas une hypothèse : c’est une certitude biologique ; elle se développe de manière exponentielle en fonction du taux de glucose en circulation dans le sang. La « maîtrise » de sa glycémie est donc un impératif de santé.

Vous suggérez que les virus pourraient n’être que des intoxications à la pollution atmosphérique ou aux mycotoxines produites par les champignons contaminant nos céréales. C’est l’hypothèse la plus radicale de votre livre. Sur quels travaux vous basez- vous — et êtes-vous conscient que cette thèse, si elle est mal comprise, peut alimenter des courants antivaccinaux ou complotistes ?

Michel Drezen : Oui, je suis parfaitement au clair avec la « théorie virale ». Je ne dénonce aucun complot, j’ai simplement interrogé la « science ». D’ailleurs, la science n’avance que de cette façon : en étant interrogée, c’est l’un de ses premiers principes de fonctionnement. Y voir un quelconque complot, c’est faire de l’anti-science. En réalité, l’histoire de la virologie nous renseigne. La « théorie virale » a pris naissance dans l’euphorie de la bactériologie naissante au tournant du XXe siècle. Il faut comprendre que les premiers « virus » qui ont été « découverts » ne l’ont pas été en réalité ! Parce qu’ils ont été, plus exactement, « postulés », ce qui constitue une énorme différence au plan sémantique. J’ai examiné, une à une, ces études « découvreuses » des premiers « virus ». Chacun pourrait le faire d’ailleurs. C’est de l’observation « d’effets cytopathiques » dans une culture, après filtration, que « l’hypothèse » virale a été émise. Si les « bactéries » étaient écartées de la culture, et que, malgré tout, les cellules se déformaient et continuaient de mourir, c’est qu’un agent pathogène plus petit que la bactérie, à savoir le « virus», se trouvait dans la culture filtrée. La « découverte » du « virus », et je vous prie de bien mesurer le poids du mot, naissait de cette « simple observation ». Dans le contexte des connaissances de l’époque, cette hypothèse était plausible. C’était la seule explication possible à l’époque. Elle ne l’est plus au XXI ème siècle, après la découverte d’une nouvelle facette de la biologie cellulaire, à partir de l’année 2007, la naissance de la « biologie des vésicules extracellulaires, des exosomes et des corps apoptotiques ». Cette découverte des vésicules extracellulaires et de leurs fonctions biologiques fondamentales et universelles (puisqu’elles se retrouvent autant dans le règne animal que végétal) rebat les cartes de la virologie. Je démontre dans mon ouvrage que « les virus sont une méprise historique ».

Et, bien évidemment, je consacre un chapitre tout entier, encore une fois toutes preuves scientifiques à l’appui, à expliquer les « véritables causes des maladies » que l’on attribue, par erreur, à l’action de « virus ». Alors nous en sommes là aujourd’hui. Comme je l’ai souligné, « la répétition génère des croyances très profondes ». L’esprit finit par les incorporer à son champ de pensée. C’est une chose familière, connue, que tout le monde affirme. Pour sortir de sa dissonance cognitive, il faut interroger froidement les faits pour ce qu’ils sont, en toute rationalité et à l’aune des connaissances nouvelles qui contredisent le modèle précédent. Je crois que, de ce point de vue, la lecture de mon livre ouvrira grand la porte de la réflexion chez de nombreuses personnes.

Oui, « les virus sont une méprise historique » et les découvertes biologiques du XXIe siècle le prouvent. La virologie est une « pseudo-science » qui tient sur un ensemble d’hypothèses, de postulations, de suppositions, dans un univers conceptuel aux puissants intérêts financiers. Des carrières entières, des institutions, des financements, des sources de profits considérables, se sont installés autour de cette « méprise historique ». C’est vertigineux. Et malheureusement, ce mensonge répété mille fois pour en devenir une vérité voit la loi de « Brandolini » s’appliquer à la lettre : « la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des contrevérités est bien supérieure à celle qui a permis de les produire ». Sous couvert de complexité, le monde de la virologie abuse de milliards d’êtres humains. Dans mon ouvrage, je rapproche cette mystification virologique du « géocentrisme », cette notion que c’est le Soleil qui tournait autour de la Terre, que des scientifiques comme Galilée, Copernic et Kepler ont « rationnellement » démolie, mais dans l’adversité, tellement les enjeux de l’époque étaient puissants, comme ils le sont aujourd’hui avec la « virologie ».

Le cancer de votre épouse est le point de départ de votre enquête. Avez-vous modifié son alimentation en cours de traitement — et si oui, avec quels résultats concrets ? Et plus largement : est-ce que ce que vous préconisez dans votre livre peut s’appliquer à des personnes déjà malades, ou s’agit-il essentiellement d’une démarche de prévention ?

Michel Drezen : Le cancer de ma femme a été découvert en 2016. Aujourd’hui, elle est en rémission totale. C’était un cancer du rein qui ne répondait ni à la chimiothérapie, ni à la radiothérapie, ni à l’immunothérapie. C’est effectivement la révélation de ce cancer qui m’a amené à la rédaction de ce livre. J’ai pensé que la « nutrition », bien réfléchie, pouvait être un puissant levier vers une guérison définitive, après l’ablation du rein. J’ai donc cherché à comprendre les « voies métaboliques » qui étaient à l’œuvre lorsque l’on mangeait telle ou telle chose. Parce que oui, l’organisme n’a pas le même fonctionnement face à tel ou tel nutriment. C’est ce que je montre dans mon livre.

Lorsque vous avez cette connaissance, que chacun peut acquérir d’ailleurs, alors vous n’avez plus besoin de motivation parce que vous avez des convictions et vous pouvez installer des routines pour éviter les maladies, justement dites « métaboliques », pour vieillir en bonne santé, sans douleur, sans perte d’autonomie. Je ne vends pas du rêve, c’est une réalité biologique accessible à tous. Mon ouvrage vous propose de découvrir ces pistes alimentaires mais, surtout, le « pourquoi » de celles-ci. Alors oui, les actions alimentaires peuvent être « préventives » et/ou « curatives ». Le véritable sujet étant de savoir « d’où l’on part » : veut-on soigner une pathologie, auquel cas la rigueur alimentaire sera au rendez-vous, du moins durant une certaine période ? Veut-on conserver son dynamisme, ne pas prendre de kilogrammes superflus ? Une certaine souplesse est alors tolérée sans problème.

Les nouvelles recommandations nutritionnelles américaines de 2026 réhabilitent les graisses animales et limitent le sucre. Vous semblez y voir une confirmation de vos thèses. Mais ces recommandations sont-elles vraiment aussi radicales que vous le présentez, ou s’agit-il d’ajustements plus modérés que vous interprétez à votre avantage ?

Michel Drezen : Effectivement, je m’aperçois que ces nouvelles recommandations alimentaires américaines, postérieures à la rédaction de mon livre, après des décennies passées à critiquer vertement les graisses saturées — lesquelles avaient été remplacées dans les précédentes lignes alimentaires aux USA par une « surconsommation de glucides », ceux que l’on nomme « ajoutés » mais aussi, ayons-le vivement à l’esprit, à partir des aliments « amidonnés » comme les céréales, les pommes de terre, les féculents, les légumineuses et le riz —, vont dans le sens de ce que j’ai démontré, et je ne peux pas en être surpris ! Beaucoup d’ouvrages ont été consacrés à la consommation délétère de « sucre ». Alors oui, les glucides sont un « piège évolutif » pour l’être humain. Il faut apprendre à en maîtriser la consommation. Mais ils ne sont qu’une partie de l’équation pour se maintenir en bonne santé. Les graisses « polyinsaturées» « végétales», si présentes dans les linéaires des supermarchés, sont, par exemple, à bannir de l’alimentation humaine. Je ne peux pas être plus clair que cela.

Alors oui, les nouvelles recommandations américaines, parues en janvier 2026, ont pour ambition de lutter contre cette épidémie d’obésité qui s’est développée aux USA. Le surpoids et l’obésité sont associés à diverses maladies chroniques. Ces pathologies représentent un fardeau considérable en termes de soins de santé et pour la société. Aux États-Unis, deux tiers de la population est en surpoids ou obèse, et en France nous approchons les 50 %. L’obésité et le surpoids ne doivent pas être vus comme un problème esthétique mais comme un véritable déclin de notre santé, nous entraînant vers les maladies civilisationnelles. Les choix sont très personnels et personne ne doit être blâmé. Si l’on veut profiter intensément de toutes ces sollicitations alimentaires qui activent puissamment les « centres de la récompense », cela relève du libre arbitre. Mais il faut garder à l’esprit que cette insouciance du lendemain peut nous amener plus rapidement que prévu à souffrir d’inflammation chronique, à passer du temps chez le médecin ou différents spécialistes, à porter une couche urinaire ou à marcher derrière un déambulateur.

Les nouvelles recommandations de janvier 2026 aux USA « inversent » la précédente « pyramide alimentaire ». La base de l’alimentation était bâtie sur la consommation de céréales, de féculents, de légumineuses. Pendant la période passée, les « graisses saturées » ont été désignées comme les responsables des maladies cardiovasculaires. Les nouvelles directives, qui s’appuient sur les meilleures études récentes, modifient significativement cette position en montrant que les « bonnes graisses animales », même « saturées », sont bénéfiques pour la santé. C’est ce que j’ai aussi démontré dans mon ouvrage, à condition, bien évidemment, de respecter un certain contexte alimentaire. Ces nouvelles recommandations américaines ouvrent un peu plus le champ des possibles : il n’y a plus un « régime standard » pour tous, chacun pouvant évoluer en fonction de son état de santé ou de ses convictions, à l’intérieur du schéma alimentaire proposé. Cette nouvelle pyramide alimentaire aux USA va donc dans le bon sens, mais elle est loin d’être complète et n’attire pas suffisamment l’attention sur la dangerosité intrinsèque de certains aliments, comme les graisses végétales « polyinsaturées » et d’autres facteurs que nous devrions toujours avoir à l’esprit. Et c’est bien l’ambition de mon livre de montrer la voie aux différentes stratégies possibles pour se maintenir en bonne santé, éviter la prise de poids, et vieillir sans perte d’autonomie.

Concrètement, que mange Michel Drezen au quotidien ? Et est-ce un régime qui reste accessible à quelqu’un qui a un budget modeste, qui travaille et qui n’a pas le temps de cuisiner — ou s’agit-il d’un modèle alimentaire réservé à ceux qui en ont les moyens ?

Michel Drezen : Mon alimentation d’aujourd’hui, je pourrais la qualifier de « carnivore-lipidique » ou de « cétogène-hypotoxique », flexible. Lorsque j’ai dit cela, je n’ai rien dit. Ces notions sont développées dans mon livre. En résumé, il s’agit de faire la « part belle » aux bonnes graisses, parmi lesquelles nous trouvons, évidemment, les graisses animales (saindoux, suif, graisse d’oie ou de canard, beurre, crème, ghee) et les graisses végétales saturées et mono-insaturées (huile de coco, huile d’olive et huile d’avocat). Les Bretons n’avaient pas accès au « régime méditerranéen » tant vanté. Ils se nourrissaient du bon gras du cochon. Et puis, que les lecteurs le sachent : la graisse de porc contient jusqu’à 45 % d’acide « oléique », c’est-à-dire celui que l’on retrouve dans l’huile d’olive, et jusqu’à 40 % d’acides gras « saturés » parfaitement stables. Grâce aux cochons, les Bretons avaient accès à de la graisse de qualité pour leur santé. Et en bord de mer, les poissons gras — sardines, maquereaux, anchois — étaient omniprésents.

Contrairement à une idée reçue, une alimentation de « qualité » n’est pas une alimentation « hyperprotéinée », parce que les protéines en excès peuvent provoquer une intoxication protéique grave, les reins étant le plus souvent touchés. Et ma femme, avec un seul rein fonctionnel, doit se méfier d’une alimentation trop riche en protéines. C’est donc le « bon gras », celui que nos ancêtres ont toujours consommé, qui apporte son énergie puissante à l’organisme. Les légumes autorisés, comme indiqué dans mon livre, sont le « prétexte » à consommer du gras : beurre, crème, huile d’olive. Le « bon gras » apporte au quotidien jusqu’à 70-80 % de l’énergie, l’apport en protéines restant stable, entre 20 et 25 %, les glucides occupant la minuscule part restante. Et ce « gras », aujourd’hui, ne coûte pas cher. Tous les budgets peuvent se le permettre. Il est relativement facile de cuisiner des produits « bruts ». Des poireaux à la crème ou des courgettes sautées au beurre ne demandent pas un travail excessif. Il est aussi possible de préparer bien à l’avance des terrines de légumes, aux œufs, mais pas à la farine ! De très nombreux légumes s’y prêtent, ainsi d’ailleurs que les viandes et le poisson. La terrine est un plat tout prêt, immédiatement disponible, avec la sauce de son choix. Quant à la viande, il faut la choisir bien grasse. Et cela tombe bien, parce que ce n’est pas le « filet de bœuf » qu’il faut privilégier mais des morceaux dits « moins nobles », plus « goûteux » parce que « plus gras ».

Les « palerons » de bœuf ou de porc en sont d’excellents exemples. Les produits bruts sont parfaitement accessibles aux petits budgets. Vous pouvez les obtenir chez des producteurs locaux et en circuit court. Ils ne sont pas grevés d’un surcoût publicitaire ou d’un emballage coûteux. Vous en devenez même vertueux en favorisant le commerce local.

Votre livre s’appuie sur plus de 250 études. Mais vous n’êtes pas chercheur, et vous n’avez pas soumis vos conclusions à la communauté scientifique pour une revue par les pairs. Qu’est-ce qui garantit au lecteur que votre analyse des études est rigoureuse et non sélective — c’est-à-dire que vous n’avez pas retenu uniquement les travaux qui confirmaient vos intuitions de départ ?

Michel Drezen : La caution scientifique de mon enquête repose sur les très nombreuses études scientifiques, plus de 250, qui le jalonnent. Ces études ont toutes été révisées par les pairs et elles émanent, principalement, de chercheurs parfaitement reconnus au plan international pour leurs compétences. Est-ce que j’ai été « sélectif » dans mes lectures ? Comment aurais-je pu l’être puisque je ne partais pas avec une « vérité en poche » ?

J’ai mené une « enquête », j’ai rassemblé des « indices » épars. Ceux- ci ont constitué un « faisceau d’indices convergents ». Dans une « enquête criminelle », vous êtes confronté à différents témoignages et à différents indices. Certains peuvent contredire les autres. Tous les policiers le savent : les témoignages sont fragiles. Mais lorsque l’ensemble des indices, mis bout à bout, converge vers la même cible, alors vous pouvez avoir la conviction que vous approchez de la vérité. Vous n’avez « rien sélectionné », ce sont les indices eux- mêmes qui vous montrent le chemin. Pris séparément, ils ne veulent souvent pas dire grand- chose, mais, collectivement, ils deviennent des arguments solides pour établir la vérité. La médecine est aujourd’hui fragmentée en de très nombreuses spécialités. Les études scientifiques qui paraissent concernent, très souvent, l’une ou l’autre de ces spécialités. Mais ces différentes spécialités ne se regardent pas beaucoup les unes les autres, c’est le moins que l’on puisse dire. Chacun se tient dans son domaine de compétences. J’avais l’avantage de ne pas avoir de formation académique dans le domaine de la médecine.

Je n’avais pas de parti pris initial, je n’avais pas d’intuition préalable. J’ai déroulé le fil de l’enquête et le résultat est ce livre, parfaitement rationnel dans son approche et dénué du moindre conflit d’intérêt. C’est la réalité biologique, telle qu’elle nous est connue en ce premier quart du XXIe siècle, que j’ai interrogée. Ma réflexion était binaire : c’est vrai ou ce n’est pas vrai ? Où sont les preuves ? Eh bien, je les ai mises sur la table, sur la place publique. Ce sont les lecteurs qui seront les juges dans ce dossier « santé ». Ils jugeront sur pièce sans qu’il soit besoin que des « personnes en blouse blanche » leur tiennent la main et les orientent.

Propos recueillis par YV

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Source Breizh Info

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