Avec une année de retard par rapport à sa date de sortie initiale, Michael part à l’assaut des salles obscures du monde entier, près de dix-sept ans après la mort, à 50 ans seulement, de celui qui fut un temps le King of Pop, superstar absolue des années 1980-1990, auteur avec Thriller (1982) de l’album le plus vendu de l’histoire de la musique. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Michael Jackson sans oser le demander: la promesse d’un biopic consacré à une personnalité aussi médiatisée et controversée était alléchante. Or, sans grande surprise, le film nous raconte uniquement ce que la famille Jackson avait bien envie de nous dire sur Michael…
Coproduit par l’ancien avocat de la star John Branca (et l’Estate of Michael Jackson, assis sur quelque 2 milliards de dollars) et une partie des Jackson (ses frères Jackie, Jermaine, Marlon et feu Tito, sa sœur La Toya, son fils Prince Michael), le long métrage est de facto biaisé. Comme l’était Bohemian Rhapsody (Bryan Singer, 2018), un projet porté par la même maison de production américano-britannique (GK Films) et supervisé par les survivants du groupe Queen, qui s’étaient opposés à la première version du film – qui aurait dû être réalisée par Stephen Frears avec Sacha Baron Cohen dans le rôle-titre – proposant une représentation plus frontale de l’homosexualité et des addictions de Freddie Mercury.


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