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Au surlendemain du crash d’un mirage 2000D de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, la suite de l’enquête a permis de confirmer, ce jeudi, que le deuxième militaire, était, comme son frère d’armes, décédé. Les investigations continuent pour établir les circonstances précises du drame.
À Nancy, Tony Robin - Aujourd'hui à 20:40 | mis à jour aujourd'hui à 20:41 - Temps de lecture :
Près de deux jours après la tragédie qui a frappé la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, le ballet des véhicules militaires continuait, ce jeudi, autour de la zone d’impact situé sur le territoire de Domèvre-en-Haye, entre Toul et Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle. En cette journée où les conditions météorologiques étaient moins difficiles que les jours précédents, les hommes et femmes de la gendarmerie de l’air et de l’espace de Vélizy-Villacoublay (Yvelines), en charge de l’enquête, ont pu arpenter le terrain avec moins d’obstacles que la veille. Des éléments probants ont ainsi pu être relevés. En fin de journée ce jeudi, la mort du deuxième militaire était ainsi confirmée.
« Les éléments découverts sur la zone de l’accident permettent de confirmer deux décès », annonçait Thomas Bernard, le procureur adjoint du parquet de Metz, compétent en matière militaire pour la zone défense Grand Est. La veille, c’est le premier corps qui avait pu être retrouvé. Les deux défunts sont un pilote de 27 ans, et un navigateur de 44 ans. Le lieutenant-colonel Antranig Sarkissian, navigateur officier systèmes d’armes (NOSA) et le lieutenant Quentin Klysz, pilote de chasse, réalisaient une mission d’entraînement au vol de nuit à bord d’un Mirage 2000D de l’escadron de chasse 2/3 « Champagne » de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, qui a révélé leurs identités ce jeudi soir, s’est dite « profondément émue ».
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« Un choc terrible »
Sur le parcours du retour à la base, leur avion de chasse s’était crashé, vers 22 h 40, mardi 20 octobre, dans un triangle Rogéville-Domèvre-en-Haye-Tremblecourt, des villages de Meurthe-et-Moselle. « Un choc terrible pour la base aérienne 133, déjà impliquée dans d’autres accidents du type », avait réagi le commandant Ludovic Humbert. Après d’intenses recherches dans des conditions difficiles, le premier des deux corps avait été retrouvé dans la nuit de mardi et mercredi par des hommes et des femmes à pied, appuyés par des moyens technologiques, dont des drones. Un temps envisagé, l’arrivée sur zone d’un hélicoptère n’avait pas été possible, à cause de la pluie, du brouillard et du vent.
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Qu’est-ce qui a causé le crash ?
Dès la découverte de l’impact, vers 2 heures du matin mercredi, une zone militarisée était mise en place autour de la zone boisée concernée. Elle sera conservée le temps des investigations.
Un mirage 2000 D de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey s’est écrasé en Meurthe-et-Moselle, mardi soir, faisant deux morts, le pilote et son navigateur. Photo EBRA/L'Est Républicain/Alexandre Marchi
Après la découverte d’éléments qui ont permis de confirmer le décès des deux militaires, les spécialistes vont continuer à s’affairer dans les jours à venir pour continuer notamment à extraire les débris de l’appareil, afin de répondre à la question centrale de l’accident : quelles sont les circonstances qui ont causé le crash ? « Tout ce qu’on peut dire à ce stade, c’est que le contact radio a été perdu entre la tour de contrôle de la base aérienne et l’équipage », répondait le commandant Humbert, mercredi. Parfois décrié par certains spécialistes, le Mirage 2000 D doit-il être directement mis en cause ? « Cet appareil a été rénové assez récemment, il est très moderne, il n’y a pas forcément de problème de fiabilité, poursuivait le militaire, mercredi. Cet avion a été remis au goût du jour, avec beaucoup de polyvalence. Il est aujourd’hui très opérationnel », avait encore détaillé Ludovic Humbert.
« Aucune hypothèse n’est écartée ni privilégiée à ce stade », poursuit le parquet de Metz, ce jeudi. Pour les membres de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, c’est un nouveau drame. En 2015, sept de ses militaires avaient perdu la vie, après qu’un F-16 grec s’est écrasé sur une base à Albacete (Espagne) dans le cadre d’un exercice de l’Otan. En 2019, un pilote et un navigateur de la BA133 perdaient la vie, après un crash de leur aéronef dans le Jura.


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