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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 14/08/2026 à 19h02, mis à jour le 14/08/2026 à 20h22
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Une mère de six enfants, placée en rétention à Metz avant son expulsion vers le Maroc, a été remise en liberté par un juge ce vendredi. Son avocat se réjouit de cette décision.
Passer la publicité Passer la publicitéUne ressortissante marocaine domiciliée en Haute-Saône, qui avait été placée en centre de rétention à Metz en vue de son expulsion «sans pouvoir dire au revoir» à ses six enfants, a été remise en liberté, a annoncé vendredi son avocat. Son placement en centre de rétention administrative a été levé vendredi par un juge des libertés et de la détention (JLD), selon son avocat, Florent Diaz. «Elle est chez elle, avec ses enfants», âgés de 21 mois à 17 ans, «ça c'est formidable», s'est-il félicité. La mère de 40 ans et ses proches «sont très contents, mais ils sont aussi abattus» car un nouveau vol pour le Maroc est programmé le 23 août et ils craignent qu'elle soit à nouveau placée en centre de rétention, selon Me Diaz qui dénonce «un acharnement».
L'association de l'Alliance pour l'émancipation sociale a lancé un appel au rassemblement pour soutenir cette famille, samedi à 18H00 à Vesoul, selon l'avocat. Arrivée en France en août 2021 avec son époux, cette femme fait l'objet d'une OQTF depuis le refus de la préfecture de Haute-Saône, en avril 2025, de lui accorder un titre de séjour. Son mari, chauffeur de poids lourds chez Stellantis à Vesoul, a pour sa part obtenu une carte de séjour en tant que salarié. Dimanche, la quadragénaire s'était présentée au commissariat pour pointer, mais elle n'en était pas ressortie. Elle avait été emmenée au centre de rétention de Metz sans avoir pu «dire au revoir à ses enfants», avait confié Me Diaz.
La préfecture de Haute-Saône avait alors indiqué qu'«en l'absence de départ volontaire dans le délai imparti», la personne «a d'abord été assignée à résidence, avant d'être placée en rétention administrative le dimanche 9 août, en vue de l'exécution de la mesure d'éloignement». Un vol avait été affrété dès lundi par l'administration pour l'expulser vers le Maroc, avant que le JLD ne puisse statuer sur la légalité de son placement en détention. Mais elle avait fait un malaise sur le trajet de l'aéroport et n'avait pas pris le vol prévu. La mère de famille avait saisi le tribunal administratif de Besançon pour demander l'annulation de son OQTF, mais son recours avait été rejeté en février 2026. Elle s'est alors tournée vers la cour administrative d'appel de Nancy. La procédure est toujours en cours, mais n'est pas suspensive.


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