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Métaux Torngat prend racine à Sept-Îles, où la minière a désormais des bureaux sur la rue Brochu. L’annonce arrive alors que la direction de la compagnie part à la rencontre de citoyens au sujet des impacts socioéconomiques de son projet d’usine de terres rares.
Les nouvelles installations de Métaux Torngat sont appelées à accueillir trois employés à temps plein. Ceux-ci auront notamment comme mandat de coordonner les relations avec les communautés d’accueil de ses projets de mines de terres rares dans le Nord-du-Québec et d’usine de séparation à Sept-Îles.
Ce sera un centre où les gens pourront poser des questions sur le projet, ajoute la PDG par intérim de Métaux Torngat, Maryse Bélanger. Il y aura du matériel visuel et des informations sur son impact.
Justement, pendant ce temps, l’entreprise continue l’élaboration de son étude d’impact. C’est dans ce cadre que des citoyens sont invités mardi et mercredi à rencontrer sa direction.
L’objectif de ces séances, qui ont lieu à la Maison des organismes communautaires de Sept-Îles, est de présenter des résultats préliminaires tirés de consultations faites en décembre dernier.

Maryse Bélanger dit vouloir mettre en place des solutions pour répondre aux inquiétudes des citoyens « bientôt ».
Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie
Du navettage aux soins de santé
Ces consultations ont eu lieu en décembre 2025 et ont rassemblé les points de vue de 44 intervenants et de 33 organismes communautaires.
Métaux Torngat a ainsi dressé le portrait de la Ville de Sept-Îles et de ses enjeux. Malgré une économie industrielle très forte, la population fait face à une précarité sociale grandissante et à des services de base épuisés, résume-t-on dans un document.
Les constats effectués lors de ces rencontres passées vont du navettage région au manque de places en garderie, en passant par l’accès difficile aux soins de santé et la pénurie de logements.
Les personnes et les organismes consultés espèrent voir Métaux Torngat jouer un rôle positif face à ces vastes problèmes. Pour le moment, les représentants de l’entreprise s’en sont tenus à dire qu’ils ne voulaient pas empirer la situation.
Pour le moment, la minière ne prend donc pas d’engagements. Son objectif cette semaine est de valider les constats recueillis auprès de la population en décembre, en vue de les inclure à son étude d’impact.
Maryse Bélanger s’est voulue rassurante par rapport à l’utilisation du fly-in fly-out, qui devrait être maintenu à un seuil minimal, affirme-t-elle.

En janvier, huit Innus de Matimekush Lac-John ont parcouru plus de 250 kilomètres à motoneige pour se rendre sur le site de chasse de leurs ancêtres et au camp de base de Métaux Torngat. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté : Rodrigue McKenzie
Statu quo à Matimekush Lac-John
Après des rencontres infructueuses auprès de la communauté innue de Matimekush Lac-John, plus rien ne bouge au campement du lac Brisson, selon Mme Bélanger. L’équipement censé servir à du forage sur le site de la future mine a été finalement renvoyé vers Wabush, où il devra patienter.
Car si le printemps fait fondre la neige, pour le moment, il ne réchauffe pas la relation entre la communauté et Métaux Torngat. Maryse Bélanger reconnaît que le dialogue est au point mort, pratiquement inexistant.
De son côté, le conseil de bande de Matimekush Lac-John n’a pas voulu donner d’entrevue. Pour le moment, il indique examiner à nouveau le projet après les changements à la tête de l’entreprise minière. Sa volonté est de contacter la nouvelle PDG, Maryse Bélanger, prochainement.


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