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Mercato, Parc des Princes, mission impossible... Les cinq grands défis du PSG en 2026

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DÉCRYPTAGE – Les champions de France et d’Europe entament leur année 2026 par un derby face aux voisins du Paris FC ce dimanche (20h45), au Parc des Princes.

Retour au jeu. À l’entraînement depuis le 29 décembre dernier, les joueurs de Luis Enrique entament leur année 2026 par un duel «spécial» face aux voisins du Paris FC ce dimanche (20h45, Ligue 1+), au Parc des Princes, lors de la 17e journée de Ligue 1. Le premier derby depuis 1978 entre ces deux clubs qui n’ont fait qu’un pendant deux ans, de 1970 à 1972. Après une année 2025 historique à bien des égards, le PSG fait face à plusieurs défis de taille.

Écrire l’histoire, encore

C’est évidemment le premier défi. Mission quasi impossible. S’ils ont égalé le Barça de 2009 et le Bayern de 2020 en réalisant le sextuplé en 2025, les Parisiens seraient les premiers à faire le carton plein deux fois de suite. On n’oublie pas que Paris aurait pu faire encore mieux en remportant la Coupe du monde des clubs. Chelsea avait remporté la finale 3-0 près de New York. La priorité des priorités reste de décrocher la Ligue des champions, le 30 mai à Budapest. Rappelons qu’un seul club a remporté la C1 deux fois de suite au 21e siècle, le Real Madrid, qui avait même signé un triplé de 2016 à 2018.

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Pour le reste, le Paris-SG aura un premier titre à jouer jeudi prochain, le Trophée des champions contre l’OM, au Koweït. À suivre la Ligue 1 (Lens est en tête au classement et assuré du titre officieux de champion d’automne), la Coupe de France (finale le 23 mai) et éventuellement la Supercoupe d’Europe (Salzbourg) et la Coupe intercontinentale, en cas de sacre dans la Coupe aux grandes oreilles. «C’est très clair : on vise la Ligue des champions, mais la Ligue 1 aussi !»martèle Luis Enrique, écartant l’idée d’une L1 qui n’intéresserait plus Paris. «On a besoin de tous les joueurs», ajoute-t-il, comme pour indiquer que ce ne sera pas possible de tout jouer à fond si la pluie de blessures qui s’abat depuis le début de saison ne s’arrête pas vite.

Retrouver une condition physique cohérente

Après une saison 2024-25 à rallonge, un été aux États-Unis pour la Coupe du monde des clubs et une certaine décompression, le PSG n’a fait illusion qu’à quelques occasions sur le plan physique jusqu’ici, ponctuellement et certainement pas sur la durée. Les joueurs sont globalement rôtis et les blessures ont plu, encore et encore. Pour le reste, Luis Enrique a joué à Tetris entre les blessures, les retours de blessure, tentant de ménager les organismes au maximum. Le technicien espagnol n’a plus qu’à espérer que son management permettra à ses joueurs de retrouver la forme et que le staff médical soit vite au chômage technique. Les Parisiens n’ont pas perdu leur football. Pour ce qui est du physique, il est à retrouver. Indispensable.

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«Optimiste», Luis Enrique estime toutefois que tout va bien. «Vous parlez beaucoup de la fatigue, mais rien, c’est tout dans la tête. Quand tu gagnes 5-0, personne n’est fatigué. Tout le monde l’est quand on perd... C’est normal», jure-t-il. Son plus grand vœu pour l’année 2026 ? «Avoir la santé, récupérer tous les joueurs», ajoute le technicien asturien de 55 ans, lucide néanmoins.

Tirer sur les bonnes ficelles individuellement parlant

Plusieurs dossiers chauds à traiter pour Luis Enrique, à commencer par la guerre des goals. Selon des sources internes, il n’y a plus de hiérarchie établie entre Lucas Chevalier et Matfey Safonov. Après le début de saison cahin-caha du Français, le Russe a saisi sa chance, sortant notamment une performance héroïque face à Flamengo (1-1 ap, 2-1 tab). Charge à Luis Enrique de tirer le meilleur parti de cette situation sans perdre ses deux gardiens... «Pour Lucas Chevalier, je n’ai pas fait de causerie, rien de particulier. Pour moi, les choses sont très claires : on a trois gardiens de très haut niveau. Je suis très content. L’équipe aussi, parce que ce qu’on cherche à toutes les positions, c’est d’avoir des joueurs de très haut niveau», juge-t-il.

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L’ancien sélectionneur espagnol devra aussi relancer les deux grands blessés de la première partie de saison, Désiré Doué et Ousmane Dembélé. C’est surtout vrai pour le Ballon d’or, qui n’a pas encore réellement débuté sa campagne 2025-26. Last but not least, «Lucho» devra gérer le cas Warren Zaïre-Emery. Ses récentes performances sont dignes d’une place de titulaire, mais Achraf Hakimi est intouchable à droite et le trio Ruiz/Vitinha/Neves a, pour l’heure, les faveurs de l’ancien entraîneur du Barça. Quid de «WZE» ?

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Faire les bons choix au mercato d’hiver

Le discours officiel est clair, invariable, carré : le PSG n’a besoin de rien mais «reste ouvert» aux opportunités, dixit Luis Enrique. «Mais c’est très dur de trouver des joueurs pour améliorer cet effectif», répète à l’envi le coach espagnol. L’été dernier, le club de la capitale n’a recruté que trois éléments, dont un joueur de champ (Zabarnyi) et deux gardiens (Chevalier, Marin). Un seul partant, Gigio Donnarumma. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, à l’image du cas Franco Mastantuono, finalement parti au Real. À voir si ce genre de jeune talent sera disponible cet hiver. Paris pourrait être tenté de recruter une doublure à Achraf Hakimi à droite, comme l’a réclamé Luis Fernandez dans nos colonnes, malgré la grande forme de Warren Zaïre-Emery.

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L’été dernier, on avait beaucoup parlé du jeune (23 ans) international tricolore (5 sélections, 1 but) de l’AS Monaco Maghnes Akliouche. Natif du Tremblay-en-France, il pourrait gonfler une rotation relativement fine sur le poste d’attaquant droit. Ce ne serait pas du luxe. Rappelons que l’arrivée de Khvicha Kvaratskhelia l’hiver dernier avait changé pas mal de choses pour le PSG la saison passée. Un coup de maître qu’il sera sans doute difficile à reproduire. Pour ce qui est des départs, les candidats sont peu nombreux. Au vu de son maigre temps de jeu, on imagine que Lucas Beraldo ne sera pas retenu en cas de belle offre. Des garçons comme Gonçalo Ramos, Kang-in Lee, Lucas Hernandez ou Bradley Barcola, eux, n’ont pas vocation à bouger.

Poissy, Massy… ou Parc des Princes ?

À «horizon automne 2026», le PSG doit trancher pour l’établissement et la construction de son nouveau stade. Massy ou Poissy ? A priori, le Parc des Princes n’est plus une option. C’est le discours officiel. En off aussi. Sauf que d’ici à l’automne, et en l’occurrence dès mars, la Mairie de Paris aura un nouveau locataire. Un tournant ? Peut-être, du moins si le successeur d’Anne Hidalgo est disposé à vendre le Parc, condition sine qua non pour le club, qui veut être propriétaire de son stade. Le candidat PS Emmanuel Grégoire a déjà ouvert la porte, ce qui a été accueilli avec un certain scepticisme du côté de la Factory. Quid des autres ? Le dossier du stade, c’est peut-être le principal enjeu et le plus grand défi en 2026 pour le Paris Saint-Germain...

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Jusqu’ici, les Ultras sont plutôt sages, malgré des banderoles régulièrement déployées pour le maintien au Parc du côté de la tribune Auteuil. Le discours pourrait changer et le ton, se durcir, si le club lançait réellement un projet de construction à Poissy ou Massy... Pour rassurer les amoureux du Parc des Princes, rappelons que la FFT avait évoqué l’idée de déplacer Roland-Garros à Versailles, Marne-la-Vallée ou Gonesse avant de s’entendre avec la Marie.

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