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Ils sont très forts, les Arabes et les musulmans, pays et organisations, quand ils profèrent des menaces contre les États-Unis et Israël. Il suffit qu’ils y placent une puce avec un verset de Coran et le tour est joué.
À les entendre, ça y est. Le Satan, maudit par Allah et honni par l’islam, est sur le point de tomber. Ou il est déjà tombé.
Je me rappelle qu’en juin 1967, lors de la guerre dite des « Six jours », la radio nationale marocaine nous bassinait toute la journée avec force musiques militaires en affirmant que les forces arabes étaient aux portes de Tel-Aviv.
Jeunes collégiens, on trépignait de patience. On applaudissait.
Et puis, au petit matin du sixième jour de guerre, ce fut l’amère vérité. Les armées arabes avaient été démolies, anéanties. L’aviation égyptienne avait été complètement aplatie au sol. L’armée israélienne, par charité humaine, venait au secours des soldats égyptiens égarés dans le Sinaï en leur lançant des pommes de terre pour qu’ils ne crèvent pas de faim.
Le personnage qui s’est illustré le plus par des menaces burlesques contre les Américains est Mohammed Sahhaf, qui était le ministre irakien de l’Information lors de la guerre de 2003, appelée aussi « Deuxième guerre du Golfe ».

Alors que les forces américaines investissaient Bagdad, Sahhaf clamait que l’Irak serait « un cimetière pour les Américains qui, affirmait-il, se suicidaient par centaines aux portes de Bagdad ».
Quelques heures après, Bagdad était totalement aux mains des Américains. Sahhaf, comme le président Saddam Hussein, les membres du gouvernement et toutes les grosses patates du régime s’étaient tous volatilisés.
Sa dernière apparition publique en tant que ministre de l’Information remonte au 8 avril 2003, la veille de la chute de Bagdad, lorsqu’il avait déclaré que les Américains « allaient se rendre ou brûler dans leurs chars ». « Ils se rendront. Ce sont eux qui se rendront », proclamait-il au moment même où les blindés américains patrouillaient dans les rues de la capitale.
Les convois de chars filant vers la capitale ? « Un serpent que nos vaillants combattants vont découper en morceaux », affirmait-il aux citoyens irakiens.
Sahhaf était surnommé « Bagdad Bob » parce qu’il continuait à diffuser mordicus la propagande de Saddam Hussein, même lorsque la défaite était évidente.
Il était aussi surnommé « Ali le Comique », une allusion à « Ali le Chimique », surnom de l’ancien ministre de la Défense irakien, Ali Hassan al-Majid, artisan du massacre par arme chimique de la population civile de la ville kurde de Halabja. Il a eu lieu du 16 au 19 mars 1988, pendant la guerre Iran-Irak, après la chute de la ville le 15 mars 1988 aux mains des peshmergas de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani.
Environ 5 000 Kurdes avaient péri dans des attaques chimiques au gaz perpétrées sous l’ordre d’Ali Hassan al-Majid.
« Ali le Comique » fut hautement « récompensé » pour ses services rendus au régime de son cousin Saddam. Il fut exécuté par pendaison le 25 janvier 2010.
Sahhaf était devenu en Occident un véritable phénomène Internet, apparaissant dans de nombreux sites web satiriques et faisant l’objet de nombreuses parodies.
Les déclarations du chef du Hizbollah, Hassan Nasrallah (que Dieu ait son âme), ne sont pas moins loufoques que celles de Sahhaf.

Au lendemain des explosions meurtrières des appareils de transmission des activistes de son parti, Nasrallah avait promis qu’Israël allait recevoir « un terrible châtiment et une juste rétribution, là où il s’y attend et là où il ne s’y attend pas ».
C’était le 19 septembre 2024. Il allait être carrément écrabouillé une semaine plus tard.
Là où il ne s’y attendait pas.
On mettra du temps à collecter les restes du grand leader tellement il était broyé. Ses funérailles ont eu lieu le 23 février 2025, cinq mois après sa mort. Pas sûr que tous les morceaux aient été collectés.
On évitera de parler des menaces des « proxys » d’Iran, le Hamas et les Houtis, à l’égard d’Israël. Cela serait trop long. Mais on voudrait placer un mot sur le colonel Kadhafi de Libye.

En pleine révolte libyenne, en février 2011, Kadhafi déclarait à des médias internationaux : « Tout mon peuple m’aime. Il mourrait pour me protéger. »
Voir ICI dans une très courte vidéo
NB – Kadhafi parle de « bibole » au lieu de « people » du fait que le son « P » n’existe pas en langue arabe.
Kadhafi est mort, 8 mois plus tard, le 20 octobre 2011, à Syrte, lors d’une tentative de fuite et sa capture par les forces du Conseil national de transition (CNT). Le leader bien-aimé par son peuple a eu une mort terrible. Il semble même avoir été violé. Son corps a été exposé à la vue de tous.
Heureusement que Kadhafi était mort. Il n’aurait pas supporté ce spectacle.
Mais l’Histoire le retiendra.
À l’intention de tous les dictateurs qui pullulent dans le monde arabo-islamique.
On avait besoin d’Israël et des États-Unis pour purifier notre monde arabo-islamique pourri et corrompu.
Messin’Issa





























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