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À Tracadie, dans la Péninsule acadienne, les négociations entre la Ville et ses employés municipaux se dirigent vers une impasse qui pourrait mener à une grève générale dès ce printemps.
La quarantaine d’employés municipaux syndiqués de la ville sont sans contrat de travail depuis plus d’un an.
Le risque d’un conflit de travail est bien réel, explique le conseiller syndical Guy Ward.

Guy Ward est conseiller syndical pour la section locale 14-70 du Syndicat canadien de la fonction publique.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Oui, on est très près d’un possible conflit de travail que nous, on veut éviter ça à tout prix, indique-t-il.
La section locale 14-70 du Syndicat canadien de la fonction publique demande un contrat de deux ans avec des augmentations salariales rétroactives de 3,4 % pour 2025 et de 3 % cette année.
Tracadie propose plutôt un contrat de quatre ans avec une hausse salariale de 2,4 % pour 2025 et 1,5 % les trois années suivantes.
Une offre généreuse, selon le maire
Le maire Denis Losier croit que l’offre sur la table est très généreuse, en cette période de gel des évaluations foncières imposé par Fredericton cette année.

Le maire Denis Losier rappelle que les salaires des employés municipaux comptent déjà pour plus du tiers du budget total de la ville. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Avec les salaires et avantages sociaux qui ont été ajoutés dans la nouvelle convention collective qui est en négociation sur la table, on parle d'une augmentation de 700 000 $ qui est déjà très importante au niveau de notre masse salariale, fait-il valoir.
Devant l’impossibilité d’en venir à une entente, une conciliatrice a été nommée et a fait un rapport au ministère du Travail, qui doit répondre dans les prochains jours.
Des négociations tendues
Signe que le climat autour de la table n’est pas au beau fixe, le maire a parlé de harcèlement et d’intimidation auprès des employés municipaux de la part du syndicat lorsque vient le temps de voter sur l’offre patronale.
C’est une forme d’intimidation, c’est inacceptable. Qu'on passe tout de suite à l'attaque pour dire que la municipalité a des offres déraisonnables, qu’on est dans une impasse, je pense que c’est trop vite parlé [...] Nous, on ne fonctionne pas dans la menace, on fonctionne dans la vérité et dans le contexte, a mentionné le maire.
Accusations que réfute Guy Ward, qui réplique que la Municipalité cherche à imposer sa vision des choses.
C’était clair et net que l’employeur n’avait aucune volonté de négocier une entente autre que d’accepter leur proposition. C’était clair, aucun doute là-dessus. Donc ce ne sont pas des négos, c’est se faire imposer quelque chose, croit le conseiller syndical.
Tracadie pourrait donc se retrouver avec une grève de ses employés à l’aube des prochaines élections municipales, qui auront lieu en mai.


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