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La Russie a interdit toute exportation du produit raffiné jusqu’à la fin du mois. Cette décision accroît les tensions sur les approvisionnements dans le monde, au moment où les hostilités reprennent au Moyen-Orient.

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Des employés d’une station-service ajustent le prix de l’essence, qui ne cesse de croître, à Porto Alegre, au Brésil, le 20 mars 2026. Des employés d’une station-service ajustent le prix de l’essence, qui ne cesse de croître, à Porto Alegre, au Brésil, le 20 mars 2026.

Un été mouvementé se profile pour le marché du diesel et pour les consommateurs de ce carburant indispensable au transport routier, à l’agriculture et à l’industrie. Tandis que les hostilités ont repris au Moyen-Orient, une nouvelle perturbation a nourri les tensions sur les prix : l’interdiction décrétée par la Russie, mercredi 8 juillet, de vendre du diesel à l’étranger, au moins jusqu’à la fin du mois.

Le deuxième exportateur mondial de ce produit raffiné s’est résolu à bloquer ses livraisons après une longue série d’attaques de drones de l’Ukraine contre ses raffineries. Ces frappes ont entraîné des pénuries de carburant dans tout le pays et fait bondir les prix. Elles auraient conduit à mettre hors service entre 30 % et 45 % de la capacité de raffinage russe, selon diverses estimations.

Les principaux clients du diesel russe – Brésil et Turquie en tête – sont déjà confrontés depuis plusieurs mois à une baisse des approvisionnements. Selon Zameer Yusof, analyste chez Kpler, les exportations ont baissé de près de 50 % entre juin 2025 et juin 2026. « Etant donné qu’une grande partie de ce volume avait déjà été retirée du marché, l’interdiction en elle-même ne modifie pas radicalement l’équilibre mondial, indique-t-il. Elle n’en reste pas moins importante et va resserrer les marchés à un moment où le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran vient de s’effondrer. »

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