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Un jeune Camerounais de 29 ans est mort à Mbonge dans la commune du département de la Meme, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun après avoir été torturé par quatre ressortissants nigérians. Le motif ? Une accusation de vol de téléphone estimé à 10 000 FCFA. Denis Kum, père de deux enfants, cherchait simplement du travail à Barombi Mokoko. Franchement, ça donne la mesure du gouffre entre le motif et le prix payé.
Accusé et torturé à mort
Denis Kum s’était rendu à Barombi Mokoko dans l’espoir de trouver un emploi. Quatre ressortissants nigérians l’ont accusé d’avoir dérobé un téléphone de marque « Choronko ». Il a nié. Aucun appareil n’a été retrouvé sur lui, à aucun moment.
Mais les quatre hommes l’ont roué de coups, jusqu’à l’inconscience selon des témoins. Denis Kum a été transporté au Centre de santé de district de Mbonge, où il est décédé pendant les soins. On ne sait pas encore avec précision quelles blessures ont été fatales, les autorités sanitaires n’ayant pas communiqué de rapport médical détaillé à ce stade.
Les quatre suspects nigérians ont été arrêtés par les forces de sécurité. Ils ont ensuite été transférés à Buéa, où la procédure judiciaire doit suivre son cours.
Les populations réclame justice
La famille de Denis Kum ne décolère pas. Les jeunes d’Illoani se sont mobilisés, tout comme plusieurs membres de la communauté locale, pour réclamer que justice soit rendue. Leur message est simple : plus jamais ça.
Ce genre de drame pose une question qui dépasse le simple fait divers. Combien de vies faut-il perdre avant qu’un accord tacite sur la justice populaire ne soit remis en cause ? Difficile de ne pas y voir un signal d’alarme sur l’impunité qui entoure ces exécutions sommaires, particulièrement dans les zones rurales du Sud-Ouest camerounais.
Le signal est clair. Une accusation, même infondée, ne devrait jamais se transformer en sentence de mort. Les autorités judiciaires de Buéa devront désormais démontrer que la loi s’applique, y compris pour les auteurs étrangers de ce genre de violence.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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