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vidéo L’analyse d’images inédites obtenues par « Le Monde » et des témoignages de premier plan permettent de mieux comprendre comment le régime chinois a progressivement basculé dans la répression violente des manifestations étudiantes du printemps 1989.

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Printemps 1989, place Tiananmen. Au cœur des manifestations étudiantes, une jeune expatriée, Nathalie Trouveroy, filme avec sa caméra vidéo Hi8 les protestataires pékinois, leurs slogans, leur enthousiasme et leur peur. Ces images, longtemps restées dans un cadre familial, sont des archives inédites obtenues par Le Monde.

Son mari, Guy Trouveroy, est alors conseiller politique à l’ambassade de Belgique à Pékin. Pendant sept semaines, le couple est témoin privilégié des hésitations du régime, partagé entre dialogue, blocage et répression des manifestants. Quand le mouvement vire en faveur de mesures démocratiques, le pouvoir communiste envoie les chars contre la population. Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, c’est le massacre. La répression s’étendra à toute la Chine.

Depuis, les autorités chinoises s’efforcent de faire disparaître Tiananmen de la mémoire collective. Mais, trente-huit ans après, les archives vidéo et photo jamais montrées de Nathalie Trouveroy font surface. Grâce à ces images familiales, le couple Trouveroy entend préserver la mémoire des victimes de la répression sanglante du mouvement de Tiananmen.

Karim El Hadj et Elisa Bellanger (motion design)

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