Un adolescent de 15 ans a été arrêté et placé en garde à vue, annonce ce samedi le parquet de Marseille. La vidéo de l'agression est devenue virale.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 12:29 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Un mineur de quinze ans, soupçonné d’avoir dirigé un spray enflammé en direction du visage d’une passante à Marseille en marge des manifestations lycéennes, a été interpellé et placé en garde à vue vendredi soir, a indiqué le parquet ce samedi.

Une vidéo de l’agression, qui s’est déroulée jeudi sur une place de Marseille non loin d’un lycée, a circulé sur les réseaux sociaux, montrant la femme s’interposer au moment où un groupe tente de dégrader un abribus. Une personne au visage masqué actionne alors un spray et un briquet, déclenchant un jet de flammes au niveau du visage de la victime. Cette dernière souffre de brûlures, a-t-on appris auprès d’une source proche du dossier.

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Un adolescent inconnu des services de police

L’adolescent interpellé vendredi soir est « inconnu des services de police et de justice » a précisé à l’AFP le parquet de Marseille. Il est visé par une enquête pour « violences volontaires ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) inférieure ou égale à huit jours », avec trois circonstances aggravantes : avec arme, en réunion, et visage dissimulé, a détaillé le parquet.

Il a été repéré grâce à la vidéo surveillance et aux enquêtes de terrain, a précisé une source police. L’interpellation a eu lieu dans le quartier populaire de Frais-Vallon, dans le 13e arrondissement de Marseille, selon le quotidien régional La Provence. Les faits se sont, eux, déroulés dans un élégant quartier non loin du front de mer, place du 4-septembre. L’auteur des faits « a fait usage d’un spray et d’un briquet pour asperger le visage de la victime et y mettre le feu. Aucune revendication, qu’elle soit lycéenne, sociale, agricole, déclarée ou non, ne saurait justifier des tels actes de violence » ont indiqué vendredi les services de la préfète de police déléguée, précisant que la victime avait porté plainte.

Enquête ouverte après l'incendie d'un préau de collège à Metz

Une enquête a été ouverte à la suite de l’incendie vendredi soir du préau d’un collège de Metz et d’au moins deux véhicules stationnant dessous, a indiqué samedi à l’AFP le procureur de la République, David Touvet. L’enquête a été ouverte en flagrance pour destruction par un moyen dangereux pour les personnes. Le procureur a indiqué ne pas pouvoir « confirmer ni infirmer un lien » avec les incidents en marge « des manifestations lycéennes » de ces derniers jours. Aucun suspect potentiel n’a été identifié à ce stade.

Parti le 17 septembre depuis la région parisienne, le mouvement de protestation des lycéens s’est progressivement étendu à tout le territoire et s’est enflammé ces derniers jours dans de nombreuses villes de France. Les blocages de lycées ont été émaillés de heurts avec les forces de l’ordre, le gouvernement condamnant des « violences urbaines ». Plus de 5 000 interpellations en lien avec ces manifestations ont été recensées depuis lundi.

Amnesty International a dénoncé un « usage disproportionné de la force contre les manifestations lycéennes », réclamant « la suspension de l’usage des LBD » lanceur de balles de défense.

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