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Après une absence très remarquée à un débat sur l’Iran au Parlement lundi, le premier ministre Mark Carney a finalement décidé de faire acte de présence à la période de questions, mardi.
L’horaire du premier ministre a été modifié en matinée. Son attachée de presse, Laura Scaffidi, avait pourtant prévenu les journalistes lundi soir que l’agenda de M. Carney ne prévoyait aucun événement public pour la journée. La période de questions doit débuter peu après 14 h 15.
Tous les partis d’opposition ont commencé leur semaine en dénonçant l’absence de M. Carney de l’enceinte parlementaire, alors même que sa position changeante sur l’Iran était l’objet d’un débat « exploratoire » proposé par son propre parti.
Le premier ministre était occupé lundi par une rencontre en matinée avec le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, et un repas de bris de jeûne de Ramadan en fin de soirée. Entre les deux, il a donné un coup de fil à l’émir du Qatar pour exprimer « la solidarité du Canada » avec ce pays maintenant visé par l’Iran.
« Le premier ministre a été clair », assure Anand
Durant près de quatre heures, en soirée, la chaise vide de Mark Carney a vibré au son des discours des élus fédéraux devant les Communes. On a pu entendre la ministre des Affaires étrangères du Canada, Anita Anand, porter la position de son gouvernement.
Parmi ses réponses répétitives, elle a soutenu que « le premier ministre a été clair » sur l’Iran, et que « [son] appui [aux frappes] n’est pas un chèque en blanc ».
« Dans des moments comme celui-ci, l’approche du Canada doit rester ferme et fidèle à nos principes », a-t-elle fait valoir, après avoir réitéré l’importance du respect du droit international par toutes les parties au conflit.
Selon ses explications, le Canada a pour intérêt la destruction des capacités nucléaires iraniennes, puisque le pays « [demande] fermement la non‑prolifération nucléaire dans le monde entier ».
Dans une déclaration initiale émise immédiatement après le début des frappes, le 28 février dernier, le gouvernement canadien a donné son appui aux « mesures prises par les États-Unis ». Anita Anand avait été envoyée pour nuancer cette déclaration au beau milieu d’une période de mutisme de Mark Carney, qui se tenait loin des journalistes pendant son voyage en Inde.
Mark Carney s’était rendu pour la dernière fois au Parlement le mardi 24 février, soit avant son voyage pour l’Inde, l’Australie et le Japon, suivi d’une semaine de relâche parlementaire.
Plus de détails suivront.


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